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Une plateforme pour jongler avec les big data à Albi

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Par publié le à 12h25

Une plateforme pour jongler avec les big data à Albi

Alain Schmitt (à droite), directeur de l'Ecole des Mines d'Albi, inaugure la plateforme technologique Iomega, accompagné de Luc Peligry, directeur adjoint en charge des finances chez Pierre Fabre et de Benoît Montreuil, professeur à l'Université de Georgia Tech, aux Etats-Unis, spécialiste de l'Internet physique, invité pour l'occasion.

L’École des Mines d’Albi vient d’inaugurer, au cœur de son campus albigeois, une nouvelle plateforme technologique dédiée au développement d’outils d’aide à la décision en environnement complexe et fortement collaboratif. Un outil original mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat entre l’Ecole des Mines d’Albi et le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, pour accélérer la validation de prototypes logiciels. Déjà, plusieurs projets sont à l’étude.

Située dans les locaux même de l’Ecole des Mines d’Albi, la nouvelle plateforme de recherche et de démonstration Iomega, pour « Interoperability of Organizations, Means, Experiments, Games and Acceptances », inaugurée ce mardi 14 mars, est une concrétisation directe de la chaire d’entreprise Mines Albi Supply Chain Agile, créée il y a à peine un an, en partenariat avec le groupe Pierre Fabre. Cette plateforme réunit dans un espace spécifiquement aménagé toute une palette d’équipements de pointe dédiés à l’expérimentation et à la démonstration de travaux de recherche dans le domaine de la simulation de chaînes logistiques et de l’interaction de processus d’entreprise, dans le cadre du développement d’outils d’aide à la décision.

« L’objectif est de réunir les équipes et les moyens de calcul et de simulation pour accompagner des travaux de R&D visant à croiser des données de différentes natures avec des processus de décision émanant souvent d’acteurs très différents et de permettre de détecter au plus vite les perturbations, en vue d’une optimisation des prises de décision », expose Mathieu Lauras, enseignant-chercheur au Centre de Génie Industriel de l’Ecole des Mines, en charge de la plateforme Iomega.

Modéliser les circuits d’approvisionnement complexe

Cette plateforme est spécialisée dans le développement d’outils d’aide à la décision en environnement complexe et fortement collaboratif. « Elle permet en effet de visualiser, grâce à de multiples écrans tactiles et tableaux de bords, les données de big data issues de bases multiples, de combiner de la simulation et du monitoring et de modéliser très vite les résultats », précise Mathieu Lauras. La plateforme est directement adossée au Centre de Génie Industriel de l’Ecole d’ingénieurs et bénéficie à ce titre du support de l’ensemble de ses ressources humaines. Son fonctionnement est assuré par une équipe dédiée de 3 ingénieurs de recherche, qui accompagnent les développements logiciels des projets de recherche.

Impliqué directement dans la création de cette nouvelle plateforme technologique, le groupe pharmaceutique Pierre Fabre en est un des tout premiers utilisateurs pour accélérer des travaux de R&D très concrets conduits en partenariat avec l’Ecole des Mines. Deux projets sont ainsi en cours, l’un lié à des problématiques de sourcing de matières premières pour la branche médicament du groupe, et le second pour du suivi de chaîne d’approvisionnements de flacons pour la branche dermo-cosmétique. Dans les deux cas, l’objectif est de mettre en œuvre des outils logiciels capables de modéliser les circuits d’approvisionnement, d’intégrer les projections de croissance du groupe et d’anticiper sur les décisions commerciales (choix de fournisseurs) et industriels (investissements). « L’objectif est de développer des nouveaux concepts et des outils susceptibles d’accroître l’agilité de l’ensemble de notre supply chain », précise Luc Peligry, directeur adjoint en charge des finances chez Pierre Fabre.

Optimiser la décision de crise

D’autres projets sont d’ores déjà hébergés et accélérés par Iomega, dont le projet GéNéPi, soutenu par l’ANR (Agence nationale de la Recherche), qui s’intéresse à la définition, à la conception et au déploiement d’un Système d’Information de Médiation (SIM) dédié à la coordination horizontale (entre acteurs opérationnels) et au pilotage vertical (entre niveaux décisionnels) dans le cadre applicatif de risques majeurs d’inondations liés aux crues de la Loire. Ce projet associe une dizaine de partenaires, dont des équipes du MEDDE/SDSIE (Ministère de l’Ecologie, Service de Défense, de Sécurité et d’Intelligence Économique), l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (Irit) et ERDF.

Les équipes d’Iomega travaillent également, en partenariat avec l’Établissement Français du Sang, sur un projet visant à améliorer les flux de produits en fonction des besoins, grâce à un suivi connecté des caisses de stockage et de transport des poches de sang, ou encore, avec le CHU de Toulouse, sur un projet visant à améliorer l’accueil et l’orientation des futures mamans, grâce à un outil d’aide aux opératrices téléphoniques et aux personnels d’accueil de l’hôpital.

Interopérabilité des acteurs

« À chaque fois, le point fort de nos travaux est de permettre l’interopérabilité de données d’acteurs différents, de favoriser l’identification rapide de perturbations ou de faiblesses dans un système complexe et d’établir des recommandations », insiste Mathieu Lauras.

Au-delà de ces projets collaboratifs, la plateforme Iomega a également l’ambition de soutenir les cursus de formation de l’Ecole des Mines et d’accueillir des séquences de formation continue, intra ou inter-entreprises, qui nécessitent des installations informatiques et pédagogiques fortement interactives.

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