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Une plate-forme de simulation pour les drones

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Par publié le à 22h01

Une plate-forme de simulation pour les drones

Simuler le comportement des drones seuls ou en escadrilles.

Sogeti High Tech développe avec le cluster aquitain AETOS un simulateur dédié aux systèmes de drones intelligents et autonomes.

Sogeti High Tech, filiale à 100 % du groupe Capgemini, travaille depuis 2010 sur un projet de simulation du comportement des drones au sein de son département R&D. Ce projet a été repris dans le cadre du cluster AETOS initié par le Conseil régional d’Aquitaine et animé par Thales Systèmes Aéroportés. Il a pris forme avec le rapprochement de Sogeti High Tech et trois acteurs du cluster AETOS: le Laboratoire Bordelais de Recherche Informatique (LaBRI), le Laboratoire de l’Intégration du Matériau au Système (IMS) et la PME Fly-n-Sense, fabricant de drones.

Tester virtuellement les modules

Dans ce contexte Sogeti High Tech fournira une plate-forme logicielle de simulation sur laquelle les membres du cluster pourront tester les différents modules développés dans le cadre de la gestion de nouveaux systèmes équipant un drone, ou encore un essaim de drones.

« L’intérêt de cette plate-forme réside dans la souplesse et la rapidité des changements opérés sur les systèmes de drones dans un marché en forte innovation. Cela évite également de recourir aux zones réservées aux essais en vol », explique Philippe Ravix, Directeur de l’innovation chez Sogeti High Tech.

Les équipes de Sogeti High Tech fourniront une première version courant 2012. Elle traitera la simulation des systèmes et de leurs communications, permettant la mise en situation d’un drone dans son environnement, facilitant ainsi l’observation du comportement d’un essaim de drones sans avoir recours aux drones physiques. Cette version répondra, par exemple, à des besoins tels que le test d’algorithmes de décision, la génération de trajectoire, le comportement selon les capteurs embarqués, la consommation énergétique, le test des transmissions, la validation fonctionnelle des stations sols, l’adéquation du nombre d’opérateurs et pilotes selon la mission et le nombre de drones…

Optimiser l’intégration des projets

« La plate-forme logicielle de Sogeti High Tech devrait permettre d’accélérer l’intégration et d’assurer l’interopérabilité des modules développés par les différents acteurs du cluster », estime quand à lui Serge Chaumette, Professeur à l’Université Bordeaux 1, Responsable drones au LaBRI et dont l’équipe travaille en particulier sur les essaims d’appareils coopérant à une prise de décision autonome et distribuée.

De son côté, Fly-n-Sense participera à la modélisation des différents types d’aéronefs et des systèmes embarqués associés, permettant d’alimenter le simulateur avec un référentiel réaliste et opérationnel. Les comportements et les missions simulées pourront être exécutées et validées de manière expérimentale sur la base de leurs systèmes.

Un marché porteur

Les drones civils offrent d’importantes perspectives d’utilisation dans de multiples secteurs, ce qui devrait aboutir à un marché important et favoriser le développement d’un tissu industriel spécifique. « Nous souhaitons fédérer tous les acteurs aquitains susceptibles d'intervenir dans la filière drone : grands groupes, PME, laboratoires, collectivités », espère ainsi Trang Pham, ingénieure chez Thales Systèmes Aéroportés et animatrice du cluster AETOS.

« Nous nous inscrivons dans cette dynamique porteuse en travaillant sur la meilleure façon de rendre les drones intelligents et autonomes, c’est-à-dire capables de communiquer entre eux sur des zones données, et de faire évoluer leur mission si nécessaire en cours de route, en s’adaptant à la météo ou à une éventuelle défaillance de l’un d’entre eux », ajoute Philippe Ravix. « La capacité pour un drone de détecter et d'éviter en temps réel des obstacles fixes ou mobiles et de reconfigurer sa trajectoire de façon automatique, renforcera ses capacités d'autonomie et ses possibilités d'utilisation », complète Pierre Melchior, Maître de Conférences à l'IPB/Enseirb-Matmeca


                                    


À terme, les drones devraient voler par escadrilles d’une dizaine d’unités. En effet, chaque appareil peut embarquer des systèmes complémentaires et échanger des informations avec ses pairs par une communication sécurisée. Le but est de décharger le pilote (responsable du vol) et l’opérateur (responsable de la mission) d’une partie des contraintes inhérentes aux missions.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.sogeti-hightech.fr & http://www.aetos-aquitaine.fr 
 

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