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Un essaim de robots volants pour explorer Mars

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Par publié le à 15h48

Un essaim de robots volants pour explorer Mars

Avec le projet Marsbee, des scientifiques américains et japonais veulent envoyer sur la planète rouge un rover qui servirait de base mobile à des unités volantes dotées d’ailes battantes, de capteurs et de dispositifs de communication sans fil. La première phase de ce projet est financée par la NASA.

Et si le successeur de Curiosity n’était un robot mais toute une armée d’unités volantes ? Des chercheurs de l’Université de l’Alabama aux Etats-Unis en collaboration avec une équipe japonaise étudient la faisabilité de nouvelles architectures robotiques pour explorer Mars. Dans leur projet baptisé Marsbee, les scientifiques proposent d’envoyer sur la planète rouge un rover qui servirait de base mobile à tout un essaim d’unités volantes dotées de capteurs et de dispositifs de communication sans fil. L’avantage ? Les unités indépendantes forment un réseau de capteurs facilement reconfigurable. Et une panne sur l’un des robots n’impacte pas les autres.

Contrairement aux drones volants habituellement équipés d’ailes fixes ou de rotors, les unités de Marsbee se déplaceront avec des ailes battantes inspirées de celles des insectes pour un meilleur aérodynamisme et une économie de puissance. Les premières simulations numériques suggèrent qu’un bourdon avec des ailes de la taille de celles d’une cigale permet d’avoir une portance suffisante pour planer dans l’environnement martien. 

125 000 dollars de la NASA 

Dans la première phase de ce projet, les scientifiques américains devront modéliser, analyser et optimiser numériquement une unité volante dans les conditions atmosphériques de la planète rouge. Puis l’équipe japonaise, qui a déjà mis au point en 2017 un micro drone inspiré du colibri capable de voler sur Terre, développera un prototype. Elle le testera ensuite dans une enceinte sous vide où la densité de l’air sera réduite à celle de Mars. La petite taille des unités permettra en effet de valider le concept dans de nombreuses installations de test déjà existantes.

Cette première phase sera financée à hauteur de 125 000 dollars par la NASA dans le cadre de son programme NIAC qui soutient des projets qui pourraient transformer les futures missions de l’agence spatiale américaine. Si les résultats sont concluants, le soutien financier pourrait être renouvelé pour la seconde phase du projet dans laquelle les scientifiques optimiseront la manœuvrabilité, le décollage, l’atterrissage et les capteurs des unités volantes.

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