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Un crépi isolant issu des aérogels spatiaux

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Par publié le à 12h45

Un crépi isolant issu des aérogels spatiaux

Le crépi aérogel est projeté à la machine pour être ensuite lissé.

Le laboratoire Empa et l’entreprise Fixit AG ont développé un crépi à base d’aérogel qui possède un pouvoir isolant double de celui des crépis isolants actuels. Ce produit, qui sera lancé sur le marché l’année prochaine, procurerait une isolation thermique comparable à celle des panneaux de polystyrène.
 

Les immeubles anciens sont difficiles à isoler : les organismes de protection du patrimoine goûtent peu le recouvrement des façades historiques par des panneaux isolants modernes et peu esthétiques. Plus discrets et plus faciles à apposer sur les surfaces tortueuses, les crépis isolants sont de bons candidats pour ce rôle. Seul hic : leur pouvoir isolant n’est pas toujours à la hauteur.
 
L’entreprise suisse Fixit AG a donc développé un crépi qui isole aussi bien que les panneaux de polystyrène. En collaboration avec les laboratoires de l’Empa, elle a opté pour la technologie des aérogels, qui comptent parmi les meilleurs isolants industriels. Ce matériau, aussi appelé ''fumée solide'' du fait de son aspect, est formé de 5 % de silicate et pour le reste, d’air. Employé dans les années soixante pour l’isolation des combinaisons spatiales, il s’utilise à présent dans la construction, comme isolant soufflé pour remplir les espaces entre les murs, ou sous forme de panneaux isolants en composites non tissé-aérogel.

Un crépi applicable à la machine

La difficulté résidait dans sa mise en œuvre sous forme de crépi. Les sphérules d’aérogel, extrêmement légères, tendent en effet à se désagréger facilement. « Dans une machine à crépir professionnelle, le mortier est pompé à traves un tuyau à une pression de 7 à 8 bars et il ne reste alors plus grand chose de notre aérogel », explique Thomas Stahl, physicien du bâtiment à l’Empa. Pour rendre ce crépi applicable à la machine, il a donc fallu étudier en détail les composants des mortiers secs des crépis et leurs interactions avec l’aérogel.

Les partenaires ont ainsi abouti sur une formulation affichant une conductibilité thermique inférieure à 30 mW/(mK)  - deux fois supérieure aux aérogels actuels. Le crépi isolant est testé depuis le mois de juillet 2012 sur les premiers bâtiments. S’il tient les performances démontrées sur le site expérimental de l’Empa, il sera commercialisé dans le courant de l’année 2013.

Hugo Leroux

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