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Un cluster français pour booster la voiture composite

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Par publié le à 14h40

Un cluster français pour booster la voiture composite

La signature de l'accord, lors du Jec Composites Show de Paris le 27 mars 2012.

Le Cetim, Centrale Nantes, le CNRS et l’ENS Cachan forment un laboratoire de recherche commun dédié aux composites dans l’automobile. L’allègement promis grâce à ces matériaux ne pourra en effet se faire qu’au prix d’importants progrès sur la simulation de structures, de procédés de production, et le développement d’outils plus performants.

La course aux composites dans l’automobile s’accélère. Après la création en janvier 2012 d’un cluster de recherche sur la construction légère pour l’automobile en Allemagne, c’est au tour des français de se positionner. Lors du Jec Composites Show à Paris, le 27 février 2012, le Cetim, le CNRS, L'Ecole Centrale de Nantes et l’ENS Cachan ont annoncé la formation d’un laboratoire commun sur cette thématique.

Cette décision s’accompagne d’un parti pris technologique, puisque la recherche s’orientera uniquement sur les composites thermoplastiques, et non sur les thermodurcissables, aujourd’hui considérés comme plus performants, et qui sont par exemple le choix retenu par BMW pour sa future voiture tout électrique i3, constituée d’un habitacle carbone.

« Les enjeux environnementaux poussent à développer les thermoplastiques, qui ont un meilleur potentiel de recyclabilité que les thermodurcissables. La cible visée est l’horizon 2020 », explique Christophe Champenois, responsable du pôle Ingénierie des polymères et composites au Cetim.   

Une chaîne complète de la simulation de procédés au développement d’outillages 

Tandis que L'Ecole Centrale de Nantes et l’ENS Cachan se concentreront respectivement sur la simulation de procédés et de structures, le Cetim aura la charge du développement. Les trois points à améliorer sont : le temps de cycle ; le coût de production et la qualité des pièces produites. 

De nombreux verrous technologiques sont à lever pour utiliser davantage les composites thermoplastiques. Les polymères ne sont par exemple pas assez fluides pour avoir des pressions d'injection raisonnables dans un outil de production industriel. Il manque aussi des données sur la réalisation de pièces multi-matériaux avec ce type de composites, ou sur le bon positionnement de fibres continues, nécessaires à la fabrication de pièces structurales dans les voitures.

Les partenaires du cluster veulent réunir ces informations pour les constructeurs automobiles d’ici 2015 au plus tard.

Ludovic Fery  

Pour en savoir plus : www.cetim.fr

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