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TweetStory : les meilleures innovations du salon Innorobo

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Par publié le à 16h58

TweetStory : les meilleures innovations du salon Innorobo

Pendant trois jours, Paris s'est transformée en capitale mondiale de la robotique. La ville accueillait, du 24 au 26 mai, le salon Innorobo. Dans les allées des Docks de Paris : des cobots, des exosquelettes, des technologies d'intelligence artificielle, de navigation, des capteurs ultralégers, mais aussi des prouesses étonnantes en matière d'impression 3D. Découvrez notre sélection des meilleures innovations du salon avec notre reportage interactif en dix tweets.

Start-up, laboratoires de recherche, industriels, fournisseurs… Tous, se sont donnés rendez-vous aux Docks de Paris pour le salon Innorobo, dont la 6e édition fermera ses portes ce jeudi 26 mai. Sur place, la rédaction d’Industrie & Technologies a arpenté les allées pour dénicher les innovations les plus étonnantes ou prometteuses. Notre sélection en dix tweets.

 

Un exosquelette pour des ouvriers augmentés

En collaboration avec le groupe Colas, l’entreprise auxerroise RB3D a développé un nouvel exosquelette, baptisé ExoPush, spécialement dédié aux tireurs de râteau, les ouvriers qui étalent le bitume sur les routes. Contrairement aux premiers exosquelettes de la société, ExoPush n’est pas anthropomorphique mais a été développé pour répondre à un besoin précis. Articulé autour du râteau, il est composé d’un moteur électrique, d’un capteur d’effort, d’un amplificateur, d’un harnais et d’une structure passive au niveau des jambes. Une version finale est prévue pour 2017. RB3D prévoit également de lancer Exoback, un exosquelette dédié aux militaires pour les charges dorsales et ExoUp. Développé en collaboration avec Point P, ce dernier exosquelette sera dédié aux manutentionnaires.

 

Un robot pour stimuler le cerveau

Basée à Strasbourg, Axilum Robotics a développé un robot pour automatiser la stimulation magnétique transcrânienne. Cette technique de neurostimulation non invasive consiste à appliquer une bobine sur des zones précises du cerveau. Elle est notamment utilisée pour traiter des douleurs neuropathiques, mais aussi pour des travaux de recherche afin de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. L’approche robotisée permet de gagner en fiabilité, en précision et en rigueur. Elle permet également de libérer le personnel soignant d’une tâche répétitive et peu valorisante, qui consiste à maintenir la bobine pendant 30 minutes. Axilum Robotics a remporté le concours de start-up organisé dans le cadre du salon Innorobo.

 

Un Google Analytics pour la vie réelle

Fondée par deux anciens d’Aldebaran Robotics, la start-up Angus AI est spécialisée dans les algorithmes de perception. Grâce à l’utilisation de réseaux de neurones, entraînés par apprentissage supervisé, leur logiciel est capable d’extraire des informations à partir de données brutes : le son et la vidéo. La solution d’Angus AI est utilisée par certaines enseignes qui la relient à des caméras pour récolter des informations sur les passants et visiteurs (âge, sexe, expression, etc). « C’est une sorte de Google Analytics pour la vie réelle », résume Gwennael Gate, l’un des cofondateurs. Mais de nombreuses autres applications sont possibles. La jeune pousse travaille par exemple avec la SNCF pour équiper les opérateurs de maintenance d’une sorte d’oreillette intelligente. Grâce à un système de reconnaissance vocale, toutes leurs observations sont enregistrées de manière numérique, puis transformées en ticket et envoyées sur un serveur. Il est alors possible d’obtenir des informations sur leurs  actions pour ensuite mieux les gérer.

 

Un capteur ultraléger pour les drones

La start-up Terabee présentait sur son stand TeraRanger, un capteur de distance ultraléger de seulement 8 grammes, soit à peine le poids d’une pièce d’un euro. Basé sur la technologie Time of Flight, qui utilise des LED, il effectue 1 000 mesures par seconde sur des portées de 14 mètres. Relié à un logiciel SLAM (Simultaneous localization and mapping), il permet à un engin de cartographier son environnement, de s’y repérer et d’éviter les obstacles. Terabee a également mis au point un dispositif tridimensionnel, composé de huit capteurs TeraRanger, afin de lire plusieurs distances en temps réel et ainsi concurrencer la technologie coûteuse que constitue le Lidar. Idéal pour les drones, le capteur TeraRanger est aussi adapté aux robots industriels.

 

Des Lego pour la robotique

Basée en Grèce et soutenue par Qualcomm, la start-up Muse Robotics a mis au point un kit composé d’actionneurs, de capteurs ou encore de systèmes de mobilité. Tous les composants sont connectés via Internet de manière à communiquer entre eux et sont compatibles avec ROS, un système d’exploitation Open Source dédié à la robotique. Cette approche permet à de petites équipes de développer des systèmes robotisés en seulement quelques jours ou quelques semaines et ainsi de se concentrer sur le développement des applications.  

 

Une technologie d’impression 3D pour le bâtiment

Le salon Innorobo accueillait en parallèle la manifestation Inside 3D Printing. Dans la zone d’exposition dédiée, impossible de louper le stand de la start-up XtreeE, qui présentait ses énormes structures en béton. La jeune pousse a mis au point une tête d’impression spécifique pour le béton, reliée à un bras robotisé ABB. Sa technologie, à mi-chemin entre le dépôt et l’injection, permet d’imprimer une pièce de 2 mètres de haut en seulement 2 heures. Pour construire des pièces de plus grande envergure, la jeune pousse compte mettre au point son propre système robotique. Elle collabore également avec industriel dans l'optique d'imprimer un pavillon. Grâce à sa technologie, XtreeE entend faire baisser les coûts dans le domaine de la construction en utilisant uniquement la quantité de matière nécessaire et en sélectionnant les structures optimales.

 

Un robot pour suivre les opérateurs à la trace

Basée à Clermont-Ferrand, l’entreprise Effidence a développé un petit véhicule autonome capable de transporter de lourdes charges et de suivre ou de précéder automatiquement les pas d’un opérateur. Pour naviguer de manière autonome et éviter les obstacles, le petit chariot est équipé d’un Lidar, d’un système GPS et de capteurs embarqués qui lui permettent de connaître son odométrie. En usine, le système améliore les conditions de travail des opérateurs et le flux logistique pour gagner en productivité. Outre une application en milieu industriel, Effibot trouve aussi sa place dans les mondes de la logistique et agricole.

 

Un char robotisé pour travailler à la verticale

Développé sous la houlette de l’IRT Jules Verne, le robot Charman (Chariot autonome robotisé multifonctions pour applications navales) est un petit char doté de chenilles aimantées. Téléguidé, il est également équipé d’un système qui lui permet d’identifier la configuration des joints de soudure et d’adapter automatiquement les paramètres de soudage en conséquence. Il est actuellement testé par la société STX pour effectuer des tâches de soudure sur les paquebots. L’objectif est de diminuer les coûts des opérations manuelles qui nécessitent de mettre en place des échafaudages onéreux, mais aussi de rendre ces opérations moins dangereuses.

 

Un cobot pour travailler à hautes cadences

Le fabricant français Stäubli présentait au salon son dernier cobot, le TX2. Contrairement aux autres cobots qui embarquent généralement des capteurs d’efforts pour stopper l’engin en cas de contact, celui-ci est équipé d’un scanner laser relié au contrôleur pour savoir quand un opérateur s’approche. Ce dispositif lui permet d’adapter sa vitesse selon la distance à laquelle se trouve l’être humain. « L’objectif est de proposer un robot collaboratif qui va vite pour répondre aux hautes cadences du monde industriel, tout en limitant son empreinte au sol et son coût d’intégration », explique Vincent Cheminel, développeur marché chez Stäubli. 

 

Un algorithme pour la conduite autonome 

Couplés à un Lidar développé par l’américain Velodyne, les algorithmes de localisation et de navigation en 3D du français Dibotics permettent à des systèmes robotisés de se déplacer sans l'utilisation de géolocalisation GPS. Cette technologie est particulièrement prometteuse pour les drones, mais aussi pour les véhicules autonomes. Plusieurs acteurs français dans ce domaine s’intéressent de près à cette technologie. 

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