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3IA, doctorants, supercalculateurs : que contient le plan gouvernemental sur l'intelligence artificielle ?

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Par publié le à 15h16

3IA, doctorants, supercalculateurs : que contient le plan gouvernemental sur l'intelligence artificielle ?

Salle de stockage des données

Le gouvernement a annoncé mercredi 28 novembre son plan pour la recherche en intelligence artificielle. Celui-ci se base sur le rapport Villani présenté au printemps, et couvrant les questions de la recherche, du développement industriel, de ses applications dans la sphère publique, ainsi que les enjeux d’éthique et d’acceptabilité de l’IA. 3IA, formation, supercalculateur... voici comment la France va investir dans l'intelligence artificielle.

Reconnaissance vocale, biométrie, reconnaissance d’image, aide à la décision, service clientèle… ces compétences auparavant réservées aux seuls êtres humains peuvent être désormais déléguées à l’intelligence artificielle. Cette technologie a effectivement connu des progrès importants, grâce notamment au big data, à la capacité de calcul et les performances algorithmiques. A l’avenir, celle-ci pourrait même réaliser des tâches plus complexes, dépassant les capacités cognitives humaines.

Le gouvernement a déjà présenté sa stratégie en matière d’intelligence artificielle en début d’année en annonçant des projets de financement. Le 28 novembre, Frédéric Vidal, Ministre de la recherche et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au Numérique ont expliqué à Toulouse la répartition du budget de 665 millions d’euros alloué à la recherche dans l’intelligence artificielle (60 % en fonds ministériels et le reste par le programme d’investissement d’avenir (PIA).

A lire sur le sujet : Intelligence artificielle : la France a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

300 millions d’euros aux « 3IA »

Les « 3IA » sont des centres interdisciplinaires, futurs vaisseaux amiraux de la recherche française en intelligence artificielle. Quatre pôles ont été pré-sélectionnés : Grenoble, avec « MIAI@Grenoble-Alpes » spécialisée dans la santé, l’environnement et l’énergie ; Nice, avec « 3IA Côte d’Azur » dans la santé et le développement des territoires ; Paris avec « PRAIRIE » pour la santé, les transports et l’environnement et Toulouse avec « ANITI » pour le transport, l’environnement et la santé. Les quatre pôles sauront au printemps 2019 s'ils ont été sélectionnés et le montant du financement accordé. Une centaine de millions supplémentaires viendront des entreprises.

Le plan prévoit également le nombre de doctorants en intelligence artificielle, celui-ci s'élevant actuellement à 250 par an. De plus, un budget de 115 millions d'euros sera réservé aux coopérations, en particulier avec l'Allemagne, et 100 millions d'euros pour les programmes de recherche ciblés (les "Grands défis"). En parallèle, d’autres initiatives s’installent. Une formation continue sur le machine learning et l’IA a par exemple été lancée en octobre par Sorbonne Université, pour les cadres et techniciens souhaitant acquérir des connaissances dans le traitement des données massives. Les enseignants-chercheurs issus du Laboratoire d’informatique de Paris 6 (LIP6) enseigneront les modèles d’apprentissage automatique, les outils du big data et du cloud et les enjeux réglementaires et professionnels autour de la donnée.

115 millions dans les superordinateurs

En juin 2017, la France s'est dotée d'un nouveau supercalculateur pour la compétitivité scientifique et économique française et européenne, pour un montant de 24 millions d'euros. Celui-ci, mis au point par le constructeur ATOS Bull, développe une puissance de calcul de 9 pétaflops - c’est-à-dire 9 millions de milliards d’opérations par seconde. Il multiplie par 4,5 la puissance du système BULL Curie. Il est installé au Très grand centre de calcul (TGCC) du CEA, à Bruyères-Le-Châtel. Une extension de ses capacités à 20 pétaflops est prévue pour 2019. Ce supercalculateur va être suivi par l’entrée en fonction en 2019 d’une machine dotée d'une capacité de calcul de 10 petaflops (soit 10 millions de milliards d’opérations par seconde) au laboratoire Idris du CNRS, à Saclay.


A lire sur le sujet : Supercalculateurs : l’Europe accélère enfin

Investir dans l'intelligence artificielle

Dans le courant de l'année 2018, le gouvernement a commandé différents rapports sur l'intelligence artificielle. France Stratégie éclaire sur la façon dont l’intelligence artificielle va toucher les secteurs, les compétences des travailleurs mais également l’organisation du travail. Pour cela, l’organisme a fait un focus sur trois secteurs porteurs en terme d’emploi, de politique publique et dans lesquels l’IA est bien installée, ou presque : le transport, la banque et la santé. « Les scénarios d’évolution que nous construisons ne sont pas bâtis sur les avancées technologiques de l’intelligence artificielle, qui iraient au-delà des progrès tendanciels, mais plutôt sur sa diffusion en France », précise le rapport. Celui-ci venait en complément du rapport Villani mettant en avant les cinq secteurs que l’intelligence va révolutionner.

L’installation ou le renforcement d’équipes de recherche en IA des grands de la tech confirme la légitimité de la France en matière d’intelligence artificielle. On peut notamment parler de Google, IBM, Samsung, Facebook, DeepMind ou encore Fujitsu. Sans oublier les collaborations entre ces grosses entreprises et des laboratoires de recherche français, comme l'illustre la collaboration entre Microsoft et Inria.

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