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Tout ce que le robot compagnon Buddy doit au design

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Par publié le à 08h10

Tout ce que le robot compagnon Buddy doit au design

Buddy robot compagnon de Blue Frog Robotics

Lauréat d’une étoile de l’Observeur du design 2016, le robot compagnon Buddy, développé par la start-up Blue Frog Robotics est déjà un cas d’école de design. Car sans l’intervention du cabinet Ova design, le robot n’aurait peut-être jamais été sous les sapins de Noël 2017. Petite histoire.

« Le design a permis à une start-up qui avait un prototype de devenir une start-up avec un produit », résume Rodolphe Hasselvander, le fondateur de Blue Frog Robotics, une start-up française qui s’apprête à mettre sur le marché un sympathique petit robot compagnon baptisé Buddy. Une aventure industrielle qui n’aurait sûrement pas été possible sans l’intervention du design. « Au lancement de la start-up en 2014, nous avons développé un prototype fonctionnel. Il nous a permis de faire la démonstration technologique de notre projet de démocratiser la robotique et de réaliser une première levée de fonds de 150 000 euros, raconte le fondateur de la start-up, ingénieur, ex-directeur du Centre de Robotique Intégrée d’Île-de-France (CRIIF). Il restait à le faire adopter par les futurs utilisateurs, des personnes âgées ou isolées, voire des enfants. » Sur un salon, Rodolphe Hasselvander est approché par un designer d’un cabinet de design industriel Ova design. « Après discussions, c’était le seul à comprendre ce que nous voulions faire. Mais prendre la décision d‘investir dans le design quand on est une start-up de 4 personnes n’est pas si facile ».

Sélectionner les fonctions

Rodolphe Hasselvander sautera quand même le pas et investira « quelques dizaines de milliers d’euros », dans le design. Il ne le regrette pas. Lui qui s’attendait juste à ce que les designers donnent une esthétique à son robot...Il va être surpris! « Nous avons commencé par hiérarchiser toutes les fonctions que Bue Frog voulait mettre dans le robot, pour sélectionner les plus pertinentes et rentrer dans le budget », raconte Nicolas Marquis, le directeur d’Ova Design. En clair, avant de s’occuper de la forme, en bons designers, les équipiers d'Ova design se sont d’abord occupés de la fonction. Ensuite, l’agence s’est penchée sur les questions de sécurité et de contraintes industrielles pour travailler sur l'esthétique et l’acceptabilité, d’abord en CAO puis avec des prototypes physiques. Le résultat est un succès. La compagne de financement participatif a permis d’engranger 1 500 précommandes, pour un robot pilotable à distance de près de 1000 dollars.

Donner envie de se faire adopter

Une performance qui a persuadé le fondateur de l’entreprise de 20 personnes aujourd’hui, et dans laquelle vient d’investir le pape français du design Bruno Bonnell, d’embaucher un directeur artistique designer. C’est lui qui a dessiné le visage de Buddy et ses expressions qui s’affichent sur un écran. « Car tout repose sur le design affectif. Il faut qu’on ait envie de lui parler, de lui demander quelque chose », estime Rodolphe Hasselvander. La commercialisation prévue fine 2017 le confirmera… Ou non.

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