Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

Toulouse Tech Transfer : la SATT toulousaine fête ses 5 ans et accélère sur la création d'entreprises

| | |

Par publié le à 10h12

Toulouse Tech Transfer : la SATT toulousaine fête ses 5 ans et accélère sur la création d'entreprises

- De gauche à droite : Thierry Ravot, directeur régional de la Caisse des Dépôts, Pascal Mailhos, préfet de région Occitanie, Pierre Dufresne, président de Toulouse Tech Transfer, et Philippe Raimbault, président de l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées. © Marina ANGEL

La SAAT Toulouse Tech Transfer (Société d'Accélération du Transfert de Technologies) fête ses 5 ans. L'occasion de présenter un premier bilan d'activité.

Créée en janvier 2012 par l'université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, le CNRS et la Caisse des dépôts, à l'issue d'un appel à projets lancé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), Toulouse Tech Transfer (TTT), l’une des 5 premières - il y en a 14 actuellement - Sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT) créées en France avec le soutien du Programme des investissements d’avenir (PIA), est en grande forme. Après une laborieuse mise en route sur la base du rapprochement de cellules de valorisation éparpillées au sein de différentes composantes de l’université fédérale, TTT a pris sa vitesse de croisière. « Au bout de 5 ans, sa légitimité est acquise, les chiffres sont là pour le démontrer ! », se sont félicités en cœur Philippe Raimbault, président de l’université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, Christophe Giraud, délégué régional du CNRS en Midi-Pyrénées et Thierry Ravot, directeur régional de la Caisse des dépôts.

23 millions d'euros d'engagements financiers, 147 demandes de brevets déposés, 65 accords de licences signés...

« Depuis 2012, grâce au travail des équipes de TTT, nous recensons chaque année près d'une centaine d'inventions issues de l'ensemble de nos laboratoires de Midi-Pyrénées, dont 30% sont transformés en brevets. C'est le double de ce que l'on connaissait auparavant», insiste Christophe Giraud. « Et surtout, nous constatons une réduction très significative des temps de transformation, de l'invention à l'innovation ». Plus globalement, sur les cinq ans d'activités, TTT totalise près de 750 résultats de recherche analysés, qui ont conduit à 500 inventions identifiées. A la clé : 183 projets de maturation ont été lancés, pour plus de 23 millions d'euros d'engagements financiers ; 147 demandes de brevets déposées ; 65 accords de licence signés, dont 45 auprès d’entreprises régionales. Le nombre et le volume des projets de maturation sont en constante augmentation, avec à la clé, pour la SAAT toulousaine, des premiers revenus perçus significatifs. « En 2016, les revenus de licences ont franchi pour la première fois la barre du million d'euros, contre à peine 250 000 euros perçus en 2014 », souligne Pierre Dufresne, président de TTT. Une accélération également perceptible au niveau de la création d’entreprises, l’un des engagements pris par TTT à sa création.

7 start-up créées et 3 prises de participation

Dès 2014, la première création d'entreprise enregistrée suite à un programme de maturation conduit par les équipes de TTT, a été NéoVirTech, une start-up désormais hébergée au sein de l’Institut des technologies avancées en sciences du vivant (ITAV), à Toulouse. NéoVirTech développe une nouvelle voie d'identification d’antiviraux, des molécules capables d’empêcher la prolifération de virus, sur la base de travaux initialement conduits au sein de 2 laboratoires toulousains : le LBME (Laboratoire de biologie moléculaire des eucaryotes) et le LMGM (Laboratoire de microbiologie et génétique moléculaires). Dans la foulée, six autres start-up ont été créées : KodexLab (traitement de données) ; AlongTrack (applications de la télédétection spatiale pour la protection de l'environnement) ; Imactiv-3D (modèles 3D pour l'évaluation de candidats médicaments) ; Authentic Material (recomposition de matériaux à partir de matériaux naturels, type corne, plume, nacre... pour des applications artisanales ou industrielles) ; Micropep Technologies (nouvelle génération de Biostimulant et Biopesticides) et Power Design Technologies (plateforme d’ingénierie assistée par ordinateur pour la conception de convertisseurs d’énergie électrique). Pour ces trois dernières, TTT a fait le choix d'une prise de participation directe au capital.

A quelques semaines du lancement d'une nouvelle évaluation nationale des SATT, en vue de décider de prolonger, dans le cadre du prochain PIA 3, les aides de l'Etat au-delà des dix ans initialement acquis, ce premier bilan, présenté par TTT à l’occasion de ses cinq ans, n’est certes pas anodin. Invité à cet anniversaire, Thierry Francq, commissaire général adjoint au Commissariat général à l’investissement, s’est dit confiant sur la capacité de la SATT toulousaine à franchir cette nouvelle étape.

Marina ANGEL

 

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur