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Thales livre un instrument pour mesurer le rayonnement solaire

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Par publié le à 14h17

Thales livre un instrument pour mesurer le rayonnement solaire

Le radiomètre large bande de Thales Alenia Space est équipé de trois télescopes : l'un observe l'atmosphère dans une direction oblique vers l'avant, un autre en dessous, et le dernier vers l'arrière.

Le 15 mars 2018, Thales Alenia Space a livré à Airbus un radiomètre large bande. Capable de mesurer le rayonnement solaire réfléchi par l'atmosphère et le flux thermique en provenance de la Terre, il est l'un des quatre instruments du satellite de la mission EarthCARE. L'objectif de cette collaboration entre les agences spatiales européenne et japonaise ? Améliorer la compréhension du rôle des nuages et des aérosols dans le système climatique.

L’Agence spatiale européenne (ESA) l’affirme : « EarthCARE est la mission d'observation de la Terre la plus grande et la plus complexe à ce jour. » Destinée à observer les nuages, les aérosols et le rayonnement dans l'atmosphère terrestre, cette collaboration entre l'ESA et l'Agence spatiale japonaise (JAXA) vient de franchir une nouvelle étape. Le 15 mars 2018, Thales Alenia Space a livré l’un des quatre instruments du satellite : un radiomètre large bande (BroadBand Radiometer, BBR). Maître d’œuvre du projet, Airbus l’a reçu sur son site d’intégration de Friedrichshafen, en Allemagne.

Composé de trois télescopes, de systèmes de calibration et de détecteurs couvrant une bande spectrale allant de l’ultraviolet à l’infrarouge lointain, le BBR mesurera le flux en provenance du soleil et réfléchi par l’atmosphère, ainsi que le flux thermique en provenance de la Terre. Ces mesures seront comparées aux simulations réalisées grâce aux données fournies par les trois autres instruments du satellite.

Les nuages, ce mystère

Développé par Airbus, le lidar atmosphérique de haute résolution spectrale (ATLID) fournira des profils verticaux des aérosols et des nuages minces. Pour les plus épais, un radar de profilage des nuages (CPR) sera utilisé. Livré à Airbus par la JAXA en avril 2017, le CPR mesurera les profils verticaux en eau liquide et en glace des nuages, et la vitesse des particules qu’ils contiennent. Enfin, le satellite sera doté d’un système d’imagerie multi-spectre (MSI) pour observer les nuages et aérosols dans la direction transversale à celle du satellite.

« Les nuages restent un des plus grands mystères dans notre compréhension du rôle de l’atmosphère dans le système climatique, indique l’ESA sur son site internet. Mieux comprendre et modéliser la relation entre les nuages, les aérosols et les radiations est une des plus grandes priorités dans la recherche sur le climat. » Le décollage d’EarthCARE pour une orbite située à 393 km d’altitude est prévu en 2019.

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