Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Article Précédent
Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

Tech for good ou goodwashing ?

| | |

Publié le à 00h03

Tech for good ou goodwashing ?

Grâce à la technologie, nous espérions vaincre la maladie, être délivrés de toute astreinte associée au travail et voyager librement dans l’espace, voire le temps. Finalement, nous avons des murs Facebook et des Playstation VR. C’est tout ? Non. Nous devrions aussi disposer sans tarder d’assistants vocaux capables de commander des pizzas à notre place, d’après une démonstration récemment effectuée par Google. Bien sûr, la boutade, connue, est nettement outrancière. On ne peut pas sérieusement nier l’apport de l’innovation dans des domaines vitaux comme la médecine, l’agroalimentaire, l’énergie, la mobilité et les communications. Pourtant, si le raccourci fait sourire, c’est bien parce qu’il rejoint avec une certaine justesse la vague perplexité que nous pouvons parfois ressentir face à certains développements technologiques.

L’idée que toute avancée donnera lieu, tôt ou tard, à une amélioration du sort de l’humanité ne fait plus consensus, loin s’en faut. Les innovations qui ne sont pas perçues comme des gadgets courent même le risque d’être considérées comme autant de menaces. Croire au lien entre innovation et progrès humain serait donc devenu désuet ? Certains acteurs refusent de le penser, à l’instar des quelque 70 fondateurs de la toute jeune initiative Fest (France éco-sociale tech), abritée par l’association France Digitale. Leur ambition : jeter les bases d’un écosystème français du secteur dit « tech for good », au carrefour des nouvelles technologies et de l’économie sociale et solidaire. Une thématique qui avait également été retenue par l'European Institute for creative strategies & innovation, créé par l'ancien enseignant au Cnam Marc Giget, pour sa rencontre annuelle entre directeurs de l'innovation. Les géants de la tech et de l'industrie sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à mettre en avant leurs propres initiatives au service du bien commun. Emmanuel Macron avait d'ailleurs lui aussi choisi d’utiliser cette même appellation pour sa rencontre, fin mai, avec différents mastodontes de l’économie numérique, dont Facebook, IBM, Microsoft, Uber et Samsung. Au risque de donner prise à l’accusation de « goodwashing »…

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur