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Stephen Hawking : un scientifique engagé

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Stephen Hawking : un scientifique engagé

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Par publié le à 15h30

Stephen Hawking : un scientifique engagé

Il a souvent fait la Une des médias ces dernières années pour ses prises de position sur le danger de l’intelligence artificielle… Stephen Hawking, astrophysicien britannique de renom, est décédé ce 14 mars 2018 à l’âge de 76 ans.

Trous noirs, cosmologie, gravité quantique… ces domaines ont fait de Stephen Hawking un physicien théoricien et cosmologiste britannique mondialement reconnu. L’homme s’est également appliqué à vulgariser ces sujets de science très pointus dans son best-seller « A Brief History of Time ».  Il est également connu pour ses prises de position sur l'intelligence artificielle. 

L’astrophysicien, qui souffrait d’une maladie dégénérative - une forme rare de sclérose latérale amyotrophique (SLA), la maladie de Charcot - est décédé ce 14 mars à l’âge de 76 ans.

Des technologies pour communiquer

Stephen Hawking utilisait différentes technologies pour communiquer. La première est utilisée en 1974, lorsque qu’il devient membre de la Royal Society : l’informaticien californien Walt Waltosz lui fabrique un synthétiseur vocal relié un ordinateur qu’il manipule grâce à ses mains. 

Puis la paralysie lui enlève l’usage de ses mains en 2001 : il utilise alors la contraction musculaire de sa joue - détectée par un capteur infrarouge implanté dans ses lunettes - pour sélectionner les lettres sur un clavier virtuel, afin de sélectionner ensuite les mots proposés par un algorithme prédictif. Il utilise ce système d’écriture - 5 mots à la minute - jusqu’en 2009, date à laquelle Intel lui met au point une nouvelle interface de contrôle. Cette dernière se base sur la reconnaissance faciale, plus précisément le mouvement de ses lèvres et ses sourcils. 

Travaux et convictions

Parmi ses travaux scientifiques fondamentaux, on peut notamment citer la démonstration en 1963 du fait que les trous noirs seraient capables d’émettre un rayonnement. Il nomme ce phénomène le « rayonnement de Hawking ». Puis en 1971, Hawking fait l’hypothèse que le Big Bang aurait dispersé dans l’espace différents trous noirs : des micro de la taille d’un proton et des plus massifs de la taille d’une montagne. Il continue ses travaux sur les trous noirs, avec différentes théories sur la perte d’information dans un trou noir, les trous de ver ou encore la théorie de l’inflation. En 2004, Stephen Hawking présente sa nouvelle théorie : les trous noirs transmettent de manière désordonnée l’information de toute la matière qu’ils avalent. Il déclare en 2014 à la revue Nature que le concept de trou noir est incompatible avec la physique quantique. 

A cette même date, Stephen Hawking prend position sur l’intelligence artificielle. Il déclare à la BBC qu’une IA complète pourrait mettre fin à la race humaine. Les humains sont limités par une lente évolution biologique, contrairement à l’IA. La race humaine serait alors dépassée par la machine.

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