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Spatial : la qualité de l'eau des astronautes sous contrôle avec Aquapad

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Par publié le à 09h00

Spatial : la qualité de l'eau des astronautes sous contrôle avec Aquapad

Le CNES et BioMérieux ont signé un accord de coopération autour d’une technologie de microbiologie sèche pour évaluer la qualité des boissons envoyées dans l’espace. Celle-ci a été testée durant la mission Proxima de Thomas Pesquet. Elle pourrait également trouver des applications dans les domaines de la santé et de l'environnement.

Le contrôle de la qualité de l’eau des boissons des astronautes est une question importante et récurrente dans la station spatiale internationale (ISS), surtout en apesanteur, car les bactéries ont tendance à s'y développer plus rapidement que sur terre. Pour l’évaluer plus simplement et plus rapidement, l’astronaute français Thomas Pesquet a testé lors de la mission Proxima un dispositif basé sur une technologie de microbiologie sèche brevetée par bioMérieux.

L’Aquapad permet en effet de détecter et de dénombrer la microflore bactérienne présente dans 1 ml d’eau par des points de couleur qui sont ensuite photographiés par un iPad. Le nombre de colonies de bactéries présentes dans l’échantillon est précisément calculé via une application facile à interpréter. « L’Aquapad apporte une amélioration opérationnelle précieuse », estime Thomas Pesquet, qui a conduit quatre sessions de mesure durant sa mission. D’autant que, dans l’espace,  le temps, c'est de l'argent...

Certifié en 2018 pour Mars ?

Une nouvelle version plus ergonomique et plus performante a été conçue et testée dans les laboratoires de la Nasa. Au vu des résultats très satisfaisants obtenus, l'agence finalise un accord de coopération avec le Cnes autour de ce système. Celui-ci viendrait remplacer le dispositif actuel plus chronophage, encombrant et générateur de déchets. Aquapad pourrait être certifié en 2018 pour toutes les missions des astronautes de la Nasa et même être utilisé pour des vols plus longs à destination de la planète Mars.

D’autres tests sont prévus sur la base Antarctique Concordia en collaboration avec l’Institut Paul-Emile Victor. De nouvelles applications fonctionnelles sont également à l’étude dans les secteurs du spatial et de la santé publique, pour détecter et identifier d’autres bactéries et analyser différents liquides.

Une coopération renforcée entre le CNES et bioMérieux

Le CNES et bioMérieux ont signé lundi 15 janvier au siège de la société lyonnaise à Marcy-l’Etoile près de Lyon une déclaration d’intérêt commun autour d’Aquapad. Cet accord, en vue de poursuivre ce partenariat, permettrait « d’améliorer et d’étendre les processus de détection microbienne pour le contrôle de l’eau, des surfaces, de l’air ou de liquides biologiques, ainsi que l’automatisation des prélèvements et de leur traitement », a précisé Thomas Pesquet.

Des perspectives de développement d’autres techniques de détection microbienne « pour notamment le diagnostic de syndromes cliniques (respiratoire, gastro-intestinal) ou le contrôle environnemental » sont aussi envisagées.

En vidéo, la présentation d'Aquapad : 

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