Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

Smart Grids : Et si l’union industrielle faisait la force ?

| | | | |

Par publié le à 18h13

Smart Grids : Et si l’union industrielle faisait la force ?

Serge Le Men, président de la Smart Building Alliance

Les expérimentations de bâtiment intelligent et de smart grid vont bon train mais demeurent hétéroclites. Pour aboutir à des offres lisibles par le client, il faudra standardiser les solutions. C’est tout l’objet de la Smart Building Alliance, formée en avril 2012. Pour son président Serge Le Men, les industriels doivent accepter de travailler main dans la main.
 

Quelles mutations sont à l’œuvre dans le bâtiment ?

La tendance des "Smart Building" est à la maitrise de l’énergie et de la télégestion des données via des plates-formes d’information. Face à ces enjeux, l’écosystème industriel est en train de s’élargir. Aux fournisseurs traditionnels d’automatismes et de gestion technique du bâtiment, type Schneider Electric, ABB, Honeywell, Siemens s’ajoutent maintenant les métiers de l’informatique (Cisco, IBM, Atos, Logica…) et de l’énergie (Alstom Grid, General Electric, etc.). Il y a donc un réel besoin de faire communiquer tout ce monde-là.


Les industriels forment déjà des consortiums pour mener des expérimentations de "Smart Grids" ou de "Smart Bulding"…

Oui, seulement chaque consortium développe ses propres solutions dans son coin : entre IssyGrid et NiceGrid, pour ne citer que deux projets, on expérimente comme on peut ! Or, la tête dans le guidon, aucun groupement industriel ne pense à la compatibilité des différentes solutions qui sont développées. Pensons au client ! Pour bâtir une offre lisible par les collectivités, promoteurs immobiliers, etc…, il faut que des bâtiments ou des ilots de bâtiment équipés par différents industriels puissent s’interconnecter.


Comment assurer cette compatibilité ?

En développant des standards de communication. Une sorte d’interface qui permette aux bâtiments intelligents d’échanger, entre eux ou avec le réseau, des informations compréhensibles par tous. Sur la forme il faut définir un langage. Sur le fond, il faut se mettre d’accord la teneur des informations qu’un bâtiment doit transmettre : sa prédiction de consommation, de production s’il possède du photovoltaïque, sa capacité de stockage et d’inertie thermique, etc…. Enfin, il faut jeter des bases communes pour les plates-formes logicielles qui analysent ces données et rendent possible tous types de services pour les collectivités : reporting, facturation, optimisation énergétique, etc…


Les industriels ont-il intérêt à travailler main dans la main ?

Comme on l’a dit, un mariage complexe est à l’œuvre entre les métiers de l’énergie, de l’IT, du bâtiment ou des télécoms. Certains industriels pensent pouvoir imposer leurs technologies propriétaires en multipliant les acquisitions ou les partenariats. Mais nous ne sommes pas dans Highlander : il n’en restera pas qu’un. C’est pourquoi la Smart Building Alliance a été créée il y a cinq mois. Sur le plan commercial, l’Alliance proposerait un guichet unique pour les clients, permettant de bien structurer les appels d’offre et de redistribuer ensuite les rôles aux industriels.


Pensez-vous pouvoir fédérer beaucoup d’acteurs ?

La première réunion, qui a eu lieu ce mois de septembre, a réuni une trentaine d’acteurs des Smart Grids et a permis d’échanger les premières réflexions sur un protocole standard. Le but est naturellement de réunir un maximum de monde. J’ajoute qu’une telle initiative est unique en Europe. Elle permettrait de bien structurer le marché français. A terme, elle pourrait aussi porter le savoir-faire français à l’international.

Propos recueillis par Hugo Leroux

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur