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Six pépites dénichées au Web Summit

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Par publié le à 12h34

Six pépites dénichées au Web Summit

Kristof Beenders et Roy Jeunen sont les fondateurs de la start-up belge Airobot.

Une intelligence artificielle pour prédire les crises d'épilepsie, un gant pour toucher la réalité virtuelle, un parapluie connecté pour affiner les prévisions météo... Dans les allées du Web Summit, la rédaction d'Industrie & Technologies a déniché six start-up prometteuses. Présentation.

Gloveone : un gant pour sentir la réalité virtuelle

Après huit années de R&D, la start-up espagnole NeuroDigital Technologies a mis au point un gant qui permet de toucher la réalité virtuelle. Baptisé Gloveone, le dispositif a fait l’objet d’une campagne de financement participatif sur Kickstarter et consiste à traduire les différentes sensations du toucher par un système de vibrations. Le gant est ainsi doté de dix actionneurs haptiques, cinq au bout des doigts et cinq au niveau de la paume, qui vibrent de manière indépendante à des fréquences et des intensités différentes. Cette approche doit permettre à l’utilisateur de toucher et ressentir des objets qu’il voit dans son casque de réalité virtuelle. Le joueur sera, par exemple, capable de saisir une pomme et de sentir sa forme et son poids. Les créateurs tablent sur une livraison des premières unités dès mars 2016, à partir de 199 dollars.

Airobot facilite l’inspection des sites industriels par drone

Soutenue par le centre de recherche flamand iMinds, la start-up belge Airobot a développé une technologie (matériel et logiciel) facilitant l’inspection des sites industriels par drone. « Notre technologie permet aux pilotes de drone de s’approcher des zones à risque tout en ayant connaissance des distances afin d’éviter les collisions », explique Kristof Beenders, l’un des cofondateurs de la start-up, sans donner davantage de détails sur la nature des capteurs utilisés. Fondée en mars dernier, Airobot a rejoint le programme d’incubation dédié aux start-up de l’Agence spatiale européenne (ESA Business Incubation Centre). La technologie d’Airobot est d’ores et déjà utilisée pour l’inspection de sites éoliens en mer.

Xetal : une technologie de localisation "indoor" pour les bâtiments intelligents

Basée en Belgique, la start-up Xetal a développé une technologie de localisation baptisée Kinsei dédiée aux environnements intérieurs. Les capteurs mis au point par la start-up sont placés au niveau des murs, des cadres de portes ou des lits d’une pièce. Le dispositif permet, par exemple, de détecter et suivre en temps réel trois personnes dans une même salle avec une précision de 30 centimètres, sans que ces dernières n’aient besoin de porter des capteurs spécifiques ou d’avoir leur smartphone sur elles. La technologie Kinsei trouve des applications dans l’univers de la sécurité pour détecter la présence non autorisée de personnes dans certaines zones, mais aussi dans le monde de la santé pour détecter d’éventuelles chutes ou mesurer l’activité des patients hospitalisés. La start-up a d’ailleurs déjà noué des partenariats avec deux centres hospitaliers belges.

Dream Quark : l’intelligence artificielle pour prédire les pathologies 

Après son doctorat en physique des particules, Nicolas Meric s’est lancé dans l’aventure entrepreneuriale en créant la start-up Dream Quark. Fondée en 2013, la jeune pousse a combiné intelligence artificielle et physique pour mettre au point des réseaux de neurones capables d’optimiser l’analyse des données dans le monde de la santé et celui de l’assurance. Soutenue par IBM, la start-up développe entre autres une solution, basée sur des algorithmes de Deep Learning, pour prédire les crises d’épilepsie à partir des informations issues d’un EEG. En matière d’assurance, la technologie de Dream Quark doit permettre aux professionnels de mieux connaître les assurés pour leur proposer des solutions adéquates. La start-up a récemment créé une nouvelle entité, baptisée DreamUp Vision, spécialisée dans la détection précoce des maladies de la rétine.

Oombrella : le parapluie connecté pour affiner les prévisions météo

A l’occasion du Web Summit, la start-up française Wezzoo, à l’origine d’une application de météo communautaire éponyme, a présenté sa dernière innovation : un parapluie connecté baptisé Oombrella. Encore à l’état de prototype, l’objet doit permettre d’affiner les prévisions météorologiques grâce à ses capteurs de température, de pression, d’humidité et de luminosité, intégrés dans la poignée. Une connexion Bluetooth permet de recueillir l’ensemble des informations captées sur le terrain et de les transférer directement à l’application mobile Wezzoo. Grâce à cette approche, les créateurs assurent qu’il sera possible de prévenir les utilisateurs du réseau social d’une averse 10 à 15 minutes à l’avance. Le dispositif permet également d’envoyer une notification au propriétaire pour l’alerter de l’oubli de son parapluie connecté. Les fondateurs de Wezzoo prévoient de lancer une campagne de Crowdfunding sur Kickstarter dans les semaines à venir et de livrer les premières unités à l’automne 2016. Il faudra toute de même débourser 79 euros pour faire l’acquisition d’Oombrella.

WonkaLab, le nouveau "start-up studio" californien

Accélérer le passage de l’idée au produit commercial pour résoudre des problèmes majeurs dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de l’énergie ou encore des Smart Cities. Telle est l’ambition de WonkaLab, une jeune entreprise basée à Los Angeles. Sorte de "start-up studio", la structure, fondée en février dernier, entend "fabriquer" des jeunes pousses. La première étape consiste à lancer différents défis, conçus en partenariat avec les industriels pour comprendre leurs besoins spécifiques. L’équipe de WonkaLab sélectionne ensuite 25 personnes, qui disposeront alors de trois mois pour développer un prototype de solution en réponse au défi choisi. Après ce programme intensif, baptisé Wonka Vision, l’équipe de WonkaLab retient un projet finaliste porté par trois personnes. L’équipe lauréate décroche alors une enveloppe de 750 000 dollars pour développer et mettre sur le marché la solution en question en moins de deux ans. WonkaLab met également à disposition les locaux, les outils et une batterie d’experts dans les domaines de l’Internet des Objets ou de la robotique.

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