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ScanPyramids : des robots pour explorer des endroits inaccessibles

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Par publié le à 10h42

ScanPyramids : des robots pour explorer des endroits inaccessibles

Avec ses capteurs et son intelligence artificielle, ce robot gonflable dirigeable sera capable de revenir sur sa station d'accueil.

Pour la mission ScanPyramids, l'Inria et le CNRS développent deux robots capables de se glisser vers des endroits difficiles d'accès. L'un est équipé d'une caméra haute résolution pour fournir un premier aperçu de la pièce. L'autre est un ballon dirigeable pour l'explorer plus en détails. Des technologies qui ne se cantonnent pas uniquement aux pyramides d'Egypte mais qui pourraient servir dans bien d'autres situations.

Que trouvera-t-on dans la cavité découverte au cœur la pyramide de Khéops ? Pour anticiper le moment où il tentera d’y entrer, l’institut HIP, qui coordonne la mission ScanPyramids, réfléchit aux approches potentielles. Dans cette optique, l’équipe LARSEN de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) et l’Institut des sciences du mouvement du CNRS  développent des robots d’exploration « minimalement invasif ». Capable de se glisser dans un conduit de 3,5 cm de diamètre, ils pourraient explorer une pièce difficile d’accès. Dans une pyramide, ou ailleurs.

Car à l’heure actuelle, les autorisations pour aller faire des forages dans la Pyramide de Khéops, aussi petits soient-ils, ne sont pas d’actualité. Mais si la mission ScanPyramids offrirait un cadre d’application réaliste et un beau cas d’utilisation, les chercheurs de l’Inria insistent : leur technologie n’est pas développée uniquement dans ce but. « D’autres applications industrielles sont tout à fait possibles, confie Jean-Baptiste Mouret, spécialiste en intelligence artificielle et robotique à l’Inria. Après un accident nucléaire par exemple, ou dans n’importe quelle situation où il y aurait besoin d'envoyer un robot par un tout petit orifice. »

Observer avant d'explorer

Pour ce type de mission, l’équipe envisage un scénario en deux temps. « Avant d’envoyer un engin compliqué, nous souhaitons faire une reconnaissance préliminaire », détaille Jean-Baptiste Mouret. Pour cela, il envisage d’envoyer par le petit orifice un premier robot muni d’une caméra haute-résolution, d’un moteur pour regarder dans toutes les directions et d’un éclairage puissant. Des propriétés que n’ont pas les endoscopes classiques utilisés en plomberie. « Leur éclairage permet d’éclairer l’intérieur d’un tuyau, mais pas une pièce de plusieurs mètres carré, précise le chercheur. Et leur résolution est trop faible. »

Pour explorer, un deuxième robot prendrait le relai. Plié pour se faufiler dans le même trou, il se déploierait de l'autre côté pour prendre la forme d’un ballon gonflable de 80 cm de diamètre capable de transporter une charge utile de 50 g. De quoi embarquer du matériel pour cartographier et explorer les lieux plus en détails.

Assurer le retour à la base

Pour l’instant, l’heure est à la finalisation des prototypes. « La plus grosse étape après sera de garantir la fiabilité du système », avoue M. Mouret. Car avant d'envoyer des robots où que ce soit, les chercheurs auront à démontrer qu’ils sont sans risque pour le monument. Et qu’ils seront capables de revenir par l’orifice par lequel ils sont entrés.

Si l’Inria apporte ses connaissances en robotique, le projet est développé en partenariat avec l'Institut des sciences du mouvement du CNRS à Marseille, spécialiste des très petits capteurs bio-mimétiques pour les engins volants notamment. Le projet est soutenu par La Fondation Dassault Systèmes, partenaire de ScanPyramids, et l’entreprise Robeauté.

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