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Salon de l’agriculture : quand les fermes se digitalisent

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Par publié le à 16h20

Salon de l’agriculture : quand les fermes se digitalisent

Une plate forme mobile de phénotypage d'Arvalis.

Les structures d'accompagnement aux agriculteurs s’emparent des outils numériques pour pousser plus loin la connaissance et la modélisation des cultures et fournir des outils performants aux agriculteurs, à l’instar de l'institut technique Arvalis - Institut du végétal.

Arvalis – Institut du végétal - est caractéristique de la conversion au numérique des acteurs agricoles. Cette association de recherche privée pour agriculteurs d'environ 400 permanents a initié il y a une dizaine d’années cette conversion, plus présente que jamais parmi ses orientations de recherche : des technologies de capteurs qui peuvent aujourd’hui être directement intégrés dans le téléphone pour évaluer le taux d’azote dans des céréales, ou compter le nombre de grains sur un épi de maïs ; le transfert de données du terrain aux outils informatiques, et vice-versa, en 2G, 3G, 4G ; et encore - la spécialité de l’Institut - la mise au point de modèles agronomiques toujours plus performants car construits grâce aux données récoltées sur le terrain, des machines agricoles, capteurs météo et satellites.

Des digifermes pour tester les technologies numériques

Dans le cadre du projet Digifermes présenté à la presse en novembre 2015, l’Institut va expérimenter ces nouvelles technologies. Une première «digiferme» se met en place dans l’Essonne, à Boigneville, dédiée aux grandes cultures, et une seconde à Saint Hilaire-en-Woëvre, dans la Meuse, en zone de polyculture et d’élevage.  « L’objectif est de fédérer et de montrer l’utilité de ces nouvelles technologies, explique Pascal Kardacz, un technicien de Saint Hilaire. C’est aussi d'ouvrir la porte aux start-up, et d’évaluer les bénéfices de ces technologies ». Y sont et seront testés des logiciels de suivi de gestion des parcelles, ou encore des capteurs météo dans les cultures. Depuis 2013, grâce à des modèles agroclimatiques, « un baromètre maladies » renseigne sur le développement probable de cinq maladies du blé tendre et distingue trois niveaux de risque selon la période la plus pertinente pour raisonner les interventions. Réalisé en partenariat avec Météo-France, ce baromètre pourrait être encore plus précis si couplé avec des capteurs météo au niveau de la parcelle. « On peut imaginer qu’à terme, ces capteurs soient installés durablement dans les champs », explique Xavier Gautier, un porte-parole d'Arvalis. Autre type d’innovation testée par l’Institut : le GPS RTK. Le débit d’épandage d’engrais est modulé dans la parcelle selon les besoins définis aux différents endroits de la parcelle.

Elevage : une «barrière virtuelle» pour clôturer les pâturages

Arvalis s’intéresse aussi à l’élevage. Entre autres technologies qui pourraient par exemple être testées à Saint Hilaire, Arvalis regarde de près les technologies de barrières virtuelles. Dans le cadre d'un échange entre instituts, un ingénieur du pôle fourrage d'Arvalis est accueilli pour une période de six mois au Teagasc en Irlande. L'idée de ces barrières virtuelles testées en Irlande ? Le collier permet de géolocaliser la vache dans son champ en permanence. En outre, plus besoin de clôtures, particulièrement contraignantes dans les zones de montagne. L'éleveur définit un périmètre virtuel que ne doit pas quitter le troupeau. Si une vache s'approche de cette «barrière virtuelle» elle reçoit une petite décharge électrique ou un signal sonore tellement effrayant qu'elle revient en arrière. On pourrait même imaginer différentes zones d’accès personnalisées pour chacune des vaches. Combinée avec des technologies de mesure de hauteur d'herbe et un système de traite automatique, les barrières virtuelles pourraient permettre une gestion intégralement automatisée d'un troupeau laitier allaitant.

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