Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

partager sur les réseaux sociaux

Robot géographe, big data, table-télécommande : trois technos de labos académiques présentées aux PME

| | | | | | |

Publié le à 15h33

Robot géographe, big data, table-télécommande : trois technos de labos académiques présentées aux PME

Le développement des objets connectés va dépendre de notre capacité à optimiser des réseaux de capteurs et à gérer de gros volumes de données. « Objets connectés et big data », c’est justement le thème de la Bourse aux technologies de l’Institut Mines-Télécom, qui aura lieu le 7 avril 2015 à Rennes sur le campus de Télécom Bretagne. L'institut Mines-Télecom présente en avant-première 3 des 20 technologies fraichement sorties des labos, qui seront présentées aux entreprises à l'occasion de cet évènement.

Le robot géographe

Les chercheurs de Mines Douai ont développé un robot capable de naviguer seul dans un environnement ouvert, parmi les humains, et d’en construire une carte géographique précise. Ils travaillent sur la robotique mobile et autonome depuis les années 2000, avec l’objectif de trouver des applications concrètes immédiates.

Ils ont utilisé un robot simple, non humanoïde, doté d’un écran tactile, stable sur ses roues. « L’évitement d’obstacles est critique pour un robot qui évolue dans un environnement inconnu », précise Noury Bouraqadi, le chef de projet. Le robot est équipé de trois types de capteurs – laser, infrarouge et ultrasons – pour couvrir tout l’espace qui l’entoure. Et quand il rencontre des obstacles inattendus, il sait calculer un chemin alternatif. Les chercheurs ont aussi développé la coopération multi-robots, pour permettre à une flotte de cartographier plus vite un espace, de ne pas se gêner lors de la navigation et de s’entraider.



Développé pour une exploitation dans le secteur du commerce et de la logistique, le robot peut être utilisé pour le guidage des clients en magasin : en ajoutant les points d’intérêt sur sa carte, il ordonne les produits d’une liste de courses pour optimiser le parcours du client. Il porte même les courses ! Mais il peut être utilisé dans d’autres domaines d’application : la surveillance de nuit, le guidage du personnel en entrepôt, voire la robotique de sauvetage.

 

L'anonymisation adaptée aux Big Data

Les méthodes classiques de protection de la confidentialité et de la vie privée échouent lorsqu'on les applique à de gros volumes de données. Le projet Lamane, porté par Said Oulmakhzoune, chercheur à Télécom Bretagne, a développé le premier logiciel permettant d’anonymiser des bases de données Big Data, dans un format personnalisable. L’anonymisation permet d’avoir accès rapidement à des données personnelles et de les exploiter, en faisant en sorte qu’il ne soit plus possible d’identifier les utilisateurs à qui elles appartiennent.

L’originalité de la suite logicielle ADAPT (Advanced Data Anonymization & Privacy Tool) est de combiner plusieurs algorithmes qui compensent les points faibles les uns des autres, et qui permettent de trouver un compromis entre anonymisation et utilité des données. Il s’agit d’étudier quels sont les paramètres utiles dont la combinaison ne permet pas l’identification. « Le logiciel propose les solutions possibles par ordre d’utilité, et est capable d’expliquer pourquoi une solution n’est pas anonyme et comment l’anonymiser ». Les données anonymisées sont ensuite testées pour toutes les attaques existant dans la littérature scientifique, avant d’être exportées chez le client, chez un tiers, ou bien encore ouvertes au public.

Testé sur la base de données des séjours hospitaliers en France et sur la base de données des courriers distribués (20 To) de La Poste, le projet a conduit à la création d’une start-up.
 

Quand la table devient télécommande

I-Surf est une technologie low-cost qui permet de rendre tactile une surface composée de n'importe quel matériau (bois, métal, plastique…), aussi bien en 2D qu’en relief. Pour un coût matériel de moins de 10 €, Nicolas Guénard et son équipe de chercheurs de l’institut CEA LIST équipent aujourd’hui des surfaces allant jusqu’à 1 m2. Ce type de surface peut ainsi remplacer un clavier, une souris ou une télécommande. Le capacitif projeté et l’infrarouge, les deux technologies tactiles les plus utilisées dans le commerce, sont très performantes mais onéreuses. « L'idée principale était de détourner leurs composants, très répandus et peu chers, pour notre application », explique Nicolas Guénard, « nous avons donc conçu de nouveaux capteurs, particulièrement précis, ainsi qu’une électronique de traitement performante, avec le souci de maîtriser les coûts de notre technologie ».

Les capteurs d’efforts très bas coût, judicieusement positionnés sous la surface, mesurent la force générée par le toucher. En calculant le barycentre des différentes mesures, on estime le lieu de l’interaction. La surface doit être suffisamment rigide - pour qu’on puisse lui appliquer une force - sans être trop lourde, car les forces mesurées sont de l’ordre de 0 à 50 grammes. Les capteurs sont reliés à une petite carte électronique qui effectue le traitement du signal et l’envoie vers n’importe quel système via une connexion USB, Wifi, Bluetooth...

I-Surf est particulièrement adaptée aux interfaces utilisant le langage gestuel et ne nécessitant pas des interactions multitouch. Compatible avec tout type de surface, même 3D, elle permet aussi d’obtenir une transparence parfaite. Votre table devient télécommande, vos vitres se changent en lampes tactiles… Et les objets du quotidien se transforment désormais tous en objets connectés.

Dans le cadre du projet Pegasus, Nicolas Guénard et son équipe ont équipé une table Ikea avec la technologie I-Surf, et la start-up Sensorit a réalisé une application télé qui permet de transformer la table en télécommande.

 

Les labos parlent aux PME

Les Bourses aux technologies de l’Institut Mines-Télécom sont des journées de rencontres et d’échanges entre chercheurs et PME. L’objectif du dispositif est de permettre aux PME d’accéder plus facilement aux résultats de la recherche académique et de développer ainsi les innovations de demain. Son originalité est d’apporter les technologies issues de toutes les écoles de l’Institut et de ses partenaires, dans une région donnée et sur un domaine.

Ces rendez-vous s’inscrivent dans le cadre du programme de promotion de l’offre des technologies des organismes publics de la recherche mis en œuvre par le Consortium de Valorisation Thématique CVSTENE (Investissements d’Avenir) dédié aux sciences et technologies du numérique.

 

 

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur