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PSA délocalise sa R&D : est-ce une solution d’avenir ?

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Par publié le à 01h42

PSA délocalise sa R&D : est-ce une solution d’avenir ?

Alain Bentéjac, Président de Syntec Ingénierie met en garde contre la délocalisation de la R&D

A l’heure où le constructeur automobile annonce des coupes sombres dans ses effectifs de R&D en Europe et en France, le Syntec-Ingénierie entend tirer la sonnette d’alarme quant aux conséquences de ce type de décision sur l’emploi et la croissance.

Syntec-Ingénierie, la fédération professionnelle de l’ingénierie, qui regroupe tous les grands prestataires de la recherche et de l’innovation externalisées, réagit fortement à l’annonce par le groupe PSA Peugeot Citroën de réduire ses effectifs liés à son activité de R&D, notamment en France. Il n’hésite pas à poser la question : Délocaliser la R&D et l’innovation : est-ce une solution d’avenir ?

Et de donner quelques chiffres pour étayer son discours. Si la France, avec 39 milliards d'euros par an consacrés aux dépenses de R&D, est déjà loin du trio de tête des pays de l’OCDE - Etats-Unis (272 milliards d'euros), Japon (110 milliards) et Allemagne (61 milliards) – c’est surtout la tendance à la baisse des dépenses en R&D qui l’inquiète. 


                                        


« Quand les Allemands augmentent leurs investissements en R&D de 0,3 % de PIB entre 2003 et 2009, l’Espagne de 0,33 % et même l’Italie de 0,16 %, la France, sur la même période, n’accentue ses efforts de R&D que de 0,04 % ! »

Syntec-Ingénierie estime que dans ce contexte, la décision d’un nombre croissant de donneurs d’ordre industriels français de délocaliser leurs investissements de R&D hors de l’Hexagone vient mettre en danger l’économie française toute entière. « Nos concurrents européens et internationaux ont compris cette exigence vitale de maintenir une activité de recherche et développement très active sur leur sol national : c’est ce que montre notamment l’Allemagne dans le secteur automobile ».

Un mauvais coup à la compétitivité

L’innovation n’est pas une option mais une réelle nécessité pour ces pays qui ont choisi une stratégie de développement de la technologie à l’échelle nationale. Délocaliser la recherche et développement, moteur de la croissance, hors de ses frontières, c’est pénaliser sa compétitivité industrielle.

Pour le secteur de l’Ingénierie Professionnelle, Alain Bentéjac, Président de Syntec-Ingénierie, dénonce le double impact de ce genre de décision :

 

  • Une forte pression sur l’emploi en France. Le secteur de l’ingénierie, vecteur d’innovation, source de compétitivité et moteur pour les exportations, crée chaque année depuis 2 ans 9 000 emplois malgré la crise. Ces chiffres diminueront drastiquement si les clients industriels français renoncent à maintenir leur recherche et développement sur le territoire ;
     
  • Les sociétés indépendantes d’ingénierie françaises, pressées par leurs donneurs d’ordre pour des raisons de coûts, pourraient elles aussi décider de délocaliser leurs prestations innovantes au détriment du développement des savoir-faire technologiques en France.


Et de conclure : « Le BIPE annonçait en octobre 2011 une prévision de la production pour l’industrie française de 1 % (en volume) pour 2012-2013 : sans innovation, comment le secteur compte-t-il améliorer sa compétitivité, condition de sa croissance ? »

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.syntec-ingenierie.fr
 

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