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Première greffe d’une mâchoire intégrale imprimée en 3D

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Par publié le à 15h21

Première greffe d’une mâchoire intégrale imprimée en 3D

Une réplique de la prothèse implantée.

La mâchoire inférieure d’une octogénaire a été substituée par une prothèse en titane. Si la technologie de fabrication est déjà mature depuis quelques années, c’est la première fois qu’une greffe complète a lieu.

A nouveau, elle articule, mâche et respire sans difficultés. Il y a quelques mois, une patiente âgée de 83 ans risquait de perdre l’usage de sa mâchoire à cause d’une grave infection. Plutôt qu’une lourde intervention chirurgicale, ses médecins ont opté pour la greffe d’une prothèse intégrale.

L’implant, d’un poids de 107 grammes, est à peine plus lourd qu’une mâchoire réelle. Réalisé par fusion laser d’une poudre de titane, il a été produit en quelques heures à partir d’un modèle numérique. Pour assurer sa tolérance avec l’organisme, la prothèse a été recouverte d’une couche d’hydroxyapatite biocompatible. Un jour après l’intervention, la patiente avait déjà retrouvé l’usage de la parole. 

Une première mondiale, si l’on en croit les responsables du projet, qui viennent à la fois du monde académique – Université de Hasselt Biomed, Université catholique de Louvain ; médical – centre de chirurgie Orbis à Sittard-Geleen (Pays-Bas) ; et industriel – Xilloc medical et Layerwise.

Vers une révolution de la chirurgie dentaire ?

« Cela fait deux ou trois ans qu’il est possible de fabriquer des implants anatomiques partiels pour la zone maxillo-faciale. En revanche, c’est bien la première fois qu’une mandibule entière est fabriquée sur mesure et implantée chez un patient », précise Stéphane Abed, PDG de Poly-Shape, une société française également spécialisée dans la fusion laser.

De telles greffes sont-elles amenées à se généraliser ? L’impression 3D offre en tout cas une alternative moins lourde que la reconstruction chirurgicale, et qui plus est à un prix abordable – la prothèse aurait en effet coûté dans les 9 000 euros. Le coût peut néanmoins être encore réduit, et la conception améliorée. « La prothèse a semble-t-il été évidée afin de l’alléger, on sait aujourd’hui fabriquer des structures plus fines, en nids d'abeille, pour un même résultat », commente Stéphane Abed. 

Ludovic Fery

Pour en savoir plus : www.uhasselt.be

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