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Pourquoi la SATT Linksium ne mise que sur les start-up

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Par publié le à 07h25

Pourquoi la SATT Linksium ne mise que sur les start-up

Dernière née, à Grenoble, des sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT), Linksium défend un modèle de valorisation de la recherche publique quasi exclusivement basé sur la création de start-up. Explications.

Née en 2015 sur les cendres toutes chaudes, ou presque, de l’incubateur grenoblois Grain, la société d’accélération de transfert de technologie (SATT) Linksium tient à défendre son modèle d’affaires original. Là où ses grandes sœurs misent plutôt sur la cession de licences de brevets issus des laboratoires de la recherche publique de leur territoire aux entreprises existantes et parfois à des start-up, Linksium, elle, ne mise que sur la création de start-up. Une stratégie rendue possible par le fait qu’elle a exceptionnellement obtenu, au momet de sa création, une autorisation de l'oganisme qui la finance, le Commissariat général à l'investissement pour entrer en numéraire à hauteur de 10 % au capital des start-up qu’elle incube, et non uniquement en échange de valeur.

Rendre une technologie ingérable par un grand groupe

Pourquoi tout miser sur les start-up ? « C’est le meilleur moyen d’encapsuler un technologie, pour la rendre ingérable par un grand groupe », explique Gilles Talbotier, président de la SATT. En clair, pour éviter de voir un brevet enterré par une entreprise ou voir les délais de son exploitation ou de s’allonger à l’infini, la seule solution consiste à en confier une licence exclusive à une start-up, si possible créée spécialement pour développer l’innovation. Ensuite, « environ un tiers des start-up pourront être vendues dans les 2 à 3 ans, un tiers resteront invendables, et un tiers devront se développer industriellement avant de s’adosser à un grand groupe ou d’aller sur le marché », estime le président de Linksium. Et il parle d’expérience. Gilles Talbotier a passé 15 ans dans l’incubateur grenoblois Grain et a vu plus de 200 start-up s’y épanouir.

12 start-up créées en 2 ans

D’ailleurs, Linksium est aussi la seule SATT à jouer aussi le rôle d’incubateur. Et en deux ans, ce sont déjà 12 jeunes pousses qui sont issues de l’entreprise de valorisation, sur un total de 93 projets suivis, dont 53 en maturation et 40 en incubation. Pour les premiers, en moyenne, la SATT investit 180000 euros et pour les seconds 120 000, précise Gilles Talbotier. Soit, à date, plus de 14 millions d’euros engagés sur l’enveloppe de 57 millions d’euros sur 10 ans accordée à la SATT via le Programme des investissements d’avenir. Et avec son modèle ciblé sur la création de start-up, malgré une équipe relative lourde de 27 personnes, Gilles Talbotier pense que la rentabilité de la SATT à dix ans est possible. Rendez-vous dans huit ans.

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