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Rocket Lab envoie six nano-satellites en orbite

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Par publié le à 09h49

Rocket Lab envoie six nano-satellites en orbite

Rocket Lab a choisi la Nouvelle-Zélande pour installer son pas de tir.

L’entreprise américaine Rocket Lab a mis en orbite terrestre basse six nano-satellites et un démonstrateur le 11 novembre 2018 depuis son pas de tir de Nouvelle-Zélande. Avec ce deuxième vol commercial réussi pour son lanceur Electron - qui peut emmener une charge utile nominale de 150 kg à 500 km d’altitude - l’entreprise espère bien se positionner sur le marché du lancer de satellites de petite taille.

Pour son deuxième lancer commercial, Rocket Lab a mis en orbite terrestre basse six satellites et le démonstrateur d’une technologie de récupération de débris spatiaux le 11 novembre 2018. Basée à Huntington Beach (Californie, Etats-Unis), l’entreprise a choisi la Nouvelle-Zélande pour implanter son pas de tir. C’est donc du Sud de la péninsule de Mahia que le lanceur Electron a décollé à 16h50, heure locale (vidéo ci-dessous). Nom de la mission : « It’s business time ». Il avait déjà mis en orbite trois satellites le 21 janvier dernier : un satellite Dove d’imagerie pour l’entreprise Planet et deux satellites Lemur-2 pour la compagnie Spire qui collecte et analyse des données pour le suivi de navires et la météorologie.

La charge utile de ce deuxième vol commercial comprend deux nouveaux satellites Lemur-2 pour Spire. Deux autres constituent la base d’une constellation de télécommunication pour l’entreprise australienne Fleet Space Technologies. Un nano-satellite construit par Tyvak pour GeoOptics et un autre, baptisé IRVINE01, a été développé par un groupe d’étudiants du programme Irvine CubeSat STEM. Enfin, le dernier élément emmené par le lanceur Electron est baptisé NABEO : un système conçu par High Performance Space pour freiner un satellite en fin de vie et le faire retomber sur Terre. Il sera testé pour la première fois.

Fondée en 2006, Rocket Lab a fait décoller son premier lanceur Electron le 25 mai 2017 dans une opération baptisée « It’s a test ». Avec ses 17 mètres de haut pour 1,2 mètre de diamètre en fibre de carbone, il est conçu pour emmener une charge utile nominale de 150 kg sur une orbite héliosynchrone à 500 km d’altitude. Pour comparaison, le lanceur Falcon 9 de SpaceX emmène jusqu’à près de 23 tonnes en orbite terrestre basse.

Impression 3D dans les moteurs

Avec leurs « composants primaires » imprimés en 3D, les neuf moteurs Rutherford du premier étage du lanceur sont alimentés en oxygène et en kérosène par un système de pompage électrique qui, selon Rocket Lab, permet de gagner en masse et de remplacer certaines solutions « hardware » par du logiciel. La poussée au décollage atteint 162 kN, contre 7 607 kN pour la Falcon 9 de SpaceX. Le deuxième étage du lanceur est lui aussi propulsé par un moteur Rutherford, mais modifié pour rester performant dans le vide. Enfin, un étage de libération permet d’ajuster les orbites de libération des différentes charges embarquées.

« Avec le lanceur Electron, un accès rapide et fiable à l’espace est maintenant une réalité pour les petits satellites », a déclaré Peter Beck, fondateur de Rocket Lab, dans un communiqué. L’entreprise indique être prête pour effectuer de nombreux lancers en 2019. Mais avant cela, Electron servira de lanceur à la 19ème mission de la Nasa prévue en décembre 2018 dans le cadre du programme ELaNa (Educational Launch of Nanosatellites).

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