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Pond Biofuels convertit le CO2 en biomasse énergétique

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Par publié le à 23h02

Pond Biofuels convertit le CO2 en biomasse énergétique

Les algues croissent au cotnact du CO2 au sein des bioréacteurs

La société basée à Toronto développe un procédé de captation du CO2 industriel pour entretenir la croissance de micro-algues. Cette biomasse peut ensuite être valorisée dans une variété d’application allant de la nutrition animale jusqu’à la production de biocarburants.

« Il y a beaucoup de recherches sur des procédés capables de séquestrer le dioxyde de carbone sous terre. Nous trouvons plus logique de s’en servir pour cultiver de la biomasse », fait valoir Steven Martin dans les laboratoires canadiens de Pond Biofuels. En une phrase, le PDG de la jeune entreprise basée à Toronto vient de résumer son double objectif : capturer du CO2 d’une part, et produire une biomasse valorisable à des fins énergétiques d’autre part.

Une cimenterie en test

Pond Biofuels teste actuellement sur la cimenterie de Saint Mary (Canada) une installation capable de capturer 12 tonnes de CO2 par an. Les fumées émises par la cimenterie sont aspirées en sortie de cheminée et transitent par des réacteurs chargés d’eau et de micro-algues. Ces micro-organismes ont la faculté d’assimiler le gaz carbonique comme un nutriment et, en complément d’une lumière fournie par les réacteurs, de se multiplier. « Une fois séchée, cette biomasse riche en lipides possède un fort pouvoir calorifique. On peut la brûler comme du charbon, ou bien en extraire une huile qui sera raffinée en biodiesel », détaille Steve Martin.

Ayant sélectionné des souches d’algues aptes à proliférer, la société atteint une productivité de 12 grammes de biomasse par litre d’eau et par jour. « Ces micro-organismes possèdent une teneur en lipides de 15 à 20 %. Certaines recherches permettent d’obtenir des teneurs allant jusqu’à 50 %, mais les populations croissent moins vite. Nous avons recherché un optimum », explique Steve Martin.

Vers la phase industrielle

La start-up a désormais ses pensées tournées vers 2014, date d’installation du premier module industriel sur le site de Saint Mary. D’une capacité totale d’un million de litres, ses réacteurs seront alors en mesure de séquestrer 2 000 tonnes de CO2 par an. « Chaque kilo de CO2 génèrera 500 grammes de biomasse », estime Steve Martin.

Pour alléger l’étape énergivore de séchage de la biomasse, Pond Biofuels  envisage de récupérer la chaleur perdue par le procédé de cimenterie. Reste à trouver un débouché stable pour cette biomasse. Une condition sine qua none pour la viabilité économique du procédé.

De notre envoyé spécial au Canada, Hugo Leroux

 

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