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PLM : SpaceClaim veut vous simplifier la CAO

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Par publié le à 15h01

PLM : SpaceClaim veut vous simplifier la CAO

Un outil simple mais pas simpliste

Une fois n’est pas coutume, j’ai rencontré cette semaine les dirigeants de SpaceClaim, un éditeur de CAO atypique qui propose un logiciel simple à utiliser, utilisant un format normalisé et performant. Près de 20 000 licences ont déjà été vendues sans faire de bruit.

« Nous sommes partis du constat que pour beaucoup d’applications d’ingénierie, l’obtention d’une géométrie correcte était un goulot d’étranglement, qu’il s’agisse de faire des modifications sur un modèle existant, de le préparer pour faire de la simulation ou de l’usiner. C’est quelque fois tellement compliqué et long que les industriels préfèrent repartir de zéro », remarque en préambule Chris Randles, President & CEO de SpaceClaim.

Afin de sortir de ces affres, SpaceClaim a développé un logiciel de CAO 3D précis, utilisant le format normalisé JT, très intuitif basé sur le direct modeling qui fonctionne avec seulement quatre commandes : Pull ; Move ; Fill ; Combine. Du coup, il est très simple à comprendre et à utiliser, sans pour autant être simpliste. Il est notamment particulièrement bien adapté aux phases d’avant-projet, à la modification ponctuelle de modèles ou à leur simplification en vue d’utilisation par d’autres applicatifs d’ingénierie, voire à la rétro ingénierie à partir de pièces existantes.

« Il y a environ 25 millions de concepteurs en mécanique à travers le monde et entre 5 à 8 millions d'entre eux auraient l'usage d'un logiciel de CAO 3D. Pourtant, il y a seulement 1 million de postes de CAO 3D sous maintenance à travers le monde ! Pourquoi ? Par ce que les logiciels proposés sont trop complexes à utiliser et partant trop chers. Les éditeurs ont oubliés que les utilisateurs potentiels n’ont pas tous les capacités et le temps pour devenir des experts de la CAO ».

Et force est de constater que l’approche simplifiée proposée par SpaceClaim séduit, puisque l’éditeur dispose de plus de 1 700 clients qui utilisent près de 20 000 licences et que sa croissance frôle les 200 % ! A tel point que même les grands industriels s’y intéressent (Eaton ; Ford ; General Dynamics ; General Electric ; IBM ; Lockheed Martin ; Pratt & Whitney ; Raytheon ; Rolls-Royce ; Siemens ; Whirlpool…).

Une simplicité d’utilisation qui est mise en avant par les utilisateurs, dont plus de 70 % se contentent des cours d’auto-formation fournis avec le logiciel. Des utilisateurs qui disent voir leur productivité multipliée par un facteur 6 et qui estiment que leur investissement est amorti en un peu plus de 2 mois.

Gagner du temps

Quand on s'intéresse aux utilisations faites du logiciel, on s'aperçoit que 55 % des utilisateurs font de la modélisation conceptuelle, que 43 % l'utilisent pour préparer leur modèles pour la simulation, 42 % pour de la traduction de données en format neutre, 34 % pour préparer leurs modèles pour l'usinage et 32% pour faire de la conception de détail. En termes de secteurs utilisateurs, comme chez la plupart des éditeurs, l’automobile est prépondérante avec 13 %, devant l’aéronautique et la défense à 11 %, mais il est intéressant de noter la multitude de secteurs où SpaceClaim est présent.

GE Aviation a par exemple utilisé SpaceClaim pour modéliser en phase d'avant-projet, dans le but de faire un rendu réaliste, l'ensemble du poste de pilotage du futur C919 de l'avionneur chinois Comac. « Nous ne pouvions utiliser nos logiciels de CAO traditionnels trop coûteux et pas assez rapides pour ce travail. En utilisant SpaceClaim nous avons pu évaluer nos concepts 3 à 4 fois plus vite », explique dans une vidéo Graham Baldwin responsable de ce projet. Même constat chez General Dynamics qui développe et valide maintenant ses avant-projets de véhicules blindés Stryker avec SpaceClaim avant d’en faire le développement sur des outils plus traditionnels (Pro/Engineer ; NX ; Teamcenter…). Le constructeur estime le gain de temps d’un facteur 2 à 3.

De multiples accords

Une simplicité que les éditeurs de calcul et de simulation ont bien remarqué et ils ne s'y sont pas trompés en intégrant SpaceClaim dans leur offre pour préparer les modèles (Ansys ; Comsol ; C&R Technologies ; Enmesh ; Noesis…). Même constat chez certains fabricants de machines outils, tel Trumpf dans le domaine de la tôlerie, qui intègrent maintenant SpaceClaim à leur outils de FAO embarquée.

Des accords qui ne sont pas étrangers non plus à l’utilisation du format JT. « Il y a effectivement une vrai tendance aujourd’hui chez les industriels à se détourner des formats natifs, notamment pour des questions de pérennité de leurs données dans le temps. Seuls les formats normalisés peuvent leur garantir sur le long terme. De plus, l’utilisation de ces formats standardisés facilite les échanges avec les partenaires », explique Bruno Chollat, responsable de l'entité française.

Reste que si SpaceClaim a montré la voie du direct modeling, tous les grands éditeurs ont maintenant dans leurs offres une telle approche en complément de leurs systèmes paramétriques. « Effectivement nous avons éduqué le marché et nous sommes maintenant suivis, ce qui entre parenthèse crédibilise notre approche auparavant raillée par ces éditeurs. Charge à nous de rester en avance sur la démarche en proposant des fonctionnalités novatrices et toujours aussi facile à utiliser à nos clients », conclut Chris Randles.

Voilà qui termine l’année, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année et à vous dire à l’année prochaine.

Pour en savoir plus : http://www.spaceclaim.com

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l’Usine Nouvelle, suit depuis plus de 30 ans l’informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). Il a été à l’origine de la lettre bimensuelle Systèmes d’Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.

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