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PLM : Fiançailles entre Alma et Missler

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Par publié le à 16h27

PLM : Fiançailles entre Alma et Missler

Un rapprochement qui va bénéficier au deux gammes. Missler aura ainsi accès à ActWeld pour la soudure robotisée

Il reste peu d’éditeurs français de CFAO, aussi le rapprochement de deux d’entre eux est-il un événement important. Après une petite prise de participation, les deux sociétés devraient d’ici 2 ans ne plus former qu’un seul groupe derrière un vrai projet industriel.

Les deux éditeurs français de CFAO ont profité du salon Industrie 2012, qui se tient jusqu’à la fin de la semaine à Paris, pour annoncer un rapprochement. Ainsi Alma va remplacer les investisseurs financiers dans la holding de Missler Software à hauteur de 15 %.

« Nos investisseurs financiers, qui nous suivaient depuis l’origine, ont souhaité prendre leur bénéfice. Il nous fallait donc les remplacer, mais nous souhaitions cette fois trouver un investisseur avec un vrai projet industriel. C’est pourquoi nous avons entamé voici un an des discussions avec Alma », explique Christian Arber, PDG de Missler Software.

Et le projet industriel semble bien là ! Missler Software est un éditeur généraliste, le seul même à proposer à la fois CAO/FAO/GDT et ERP, le tout avec des solutions métiers dans les domaines du bois, de l’outillage ou de la tôlerie. « Par contre, notre solution de FAO tôlerie est actuellement un peu notre talon d’Achille, car elle n’a pas encore bénéficié de la réécriture en V7 comme tous les autres modules, à la fois pour des questions de temps et de coût », explique Jean-Luc Rolland, directeur du développement chez Missler Software. D’où l’idée de travailler avec Alma, qui est l’un des leaders mondiaux du secteur. Et au fil des discussions les deux directions se sont trouvés beaucoup de points et d’objectifs communs, ainsi qu’une réelle complémentarité des offres, ce qui a entrainé l’idée d’un rapprochement, qui permettrait à terme d’atteindre une taille critique sur le marché mondial.

Actuellement Missler Software a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de 25 M€ en 2011 (+6 %), dont une large part à l’exportation via des distributeurs, ce qui entraine une dépense des utilisateurs finaux autour de l’offre Missler de l’ordre de 55 M€. De son côté, Alma a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de 10,4 M€ (+5%) sur son année fiscale 2011 qui se terminait fin aout. Notons qu’Alma commercialise aussi ses algorithmes auprès d’intégrateurs.

Mutualiser les moyens

« Le rapprochement avec Missler s’inscrit dans la droite ligne de nos histoires respectives qui ont été jalonnées d’intégrations d’autres sociétés avant tout basées dans la durée, ainsi que sur l’enrichissement de nos portefeuilles technologiques et l’élargissement de nos offres applicatives. Le tout avec une dynamique forte de développement à l’international », constate Laurence Ruffin, PDG d’Alma.

« C’est pourquoi nous avons souhaité engager un rapprochement entre nos deux sociétés qui ne soit pas que commercial et qui s’inscrive dans la durée. Après une première période de fiançailles, qui débute aujourd’hui par cette prise de participation de 15 % dans la holding de Missler, nous souhaitons constituer à moyen terme un groupe. Cette première étape va nous permettre de mieux nous connaitre et d’apprendre à travailler ensemble autour d’offres commerciales conjointes, ainsi que de rapprocher nos équipes de développement. Le tout va se dérouler sur une ‘‘étiquette’’ commune, AlmaMissler Group ».


                                            

                                       Laurence Ruffin et Christian Arber lors de l'annonce


Au bout de cette étape qui devrait durer de 18 à 24 mois, la constitution d’un véritable groupe avec fusion des deux structures, de leurs gammes de produits et de leurs réseaux de distribution est envisagée.

« Le but de ce premier rapprochement est de proposer une offre élargie et intégrée à un marché toujours plus exigeant. Par exemple, Alma nous apporte ainsi un savoir-faire en robotique, issu de la reprise d’Aleph en 1996. La mutualisation de nos moyens commerciaux va permettre de couvrir une vingtaine de pays avec l’ensemble de la gamme à travers des filiales ou des distributeurs et de s’imposer comme un leader international, tandis que la mutualisation de nos équipes de développement va nous permettre de développer de meilleurs produits sans augmenter les coûts de R&D. Le tout en offrant un avenir à ces sociétés aujourd’hui trentenaires », résume Christian Arber.

Derrière l’idée de mutualisation des développements pointe la volonté de développer des composants logiciels utilisables par les deux partenaires, afin que les deux gammes aillent plus loin plus vite. Ce qui sera d’autant plus facile qu’il y a peu de recouvrements entre les deux gammes, ce qui évitera de faire des choix entre différents produits, hormis pour la FAO tôlerie, qui a terme, 3 à 5 ans devrait bénéficier du savoir-faire des deux sociétés dans une nouvelle génération de produit. Pour le reste, une passerelle entre la gamme CAO TopSolid et la FAO Alma arrivera rapidement.

A bientôt pour le mariage !

Pour en savoir plus : http://www.topsolid.fr & http://www.alma.fr

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l’Usine Nouvelle, suit depuis plus de 30 ans l’informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). Il a été à l’origine de la lettre bimensuelle Systèmes d’Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.

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