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PLM : Autodesk à la tête dans les nuages

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Par publié le à 14h35

PLM : Autodesk à la tête dans les nuages

Autodesk Cloud pour partager des projets à distance et bénéficier d'un surcroit de performances temporaire.

J’ai eu l’occasion de rencontrer ces derniers jours plusieurs responsables d’Autodesk afin de faire le point sur l’entreprise et sa stratégie. Notamment autour du Cloud Computing qui est de plus en plus évoqué dans les laboratoires de San Rafael.

S’il n’était qu’une seule entreprise de la planète PLM pour laquelle je devais exprimer du respect, ce serait bien Autodesk, qui en 30 ans d’existence a toujours su adapter son offre aux attentes de ses clients.

Par exemple dans le domaine de la conception mécanique, Autodesk a proposé à ses débuts Autocad, un logiciel de dessin généraliste en 2D quand le marché voulait une planche à dessiner électronique. Ce logiciel est passé au 2,5D quand les utilisateurs ont voulu donner ‘‘de la perspective’’ à leurs plans, il a ensuite intégré des savoir-faire métiers toujours plus développés lorsque les utilisateurs ont voulu augmenter leur productivité (Autocad Mechanical, Mechanical Desktop…). Ensuite, il a su prendre le virage du 3D avec Inventor, intégrer des outils de calcul, puis négocier celui vers le PLM avec Vault, pour finalement arriver aujourd’hui à des suites permettant de faire du prototypage virtuel de produits complexes.

Et tout cela sans forcer la main de ses clients. En effet, Autodesk a toujours su adapter l’évolution de ses produits à la capacité du marché à les utiliser. Autodesk n’est pas un montreur de tendances, mais un indicateur du niveau de maturité du marché de masse.

Aussi est-il intéressant de voir que l’éditeur commence à parler de Cloud Computing.

C’est Andrew Anagnost, Vice-President, Suites, Web Services & Subscription d’Autodesk, qui a fait cette présentation. « Autodesk Cloud est un ensemble de fonctionnalités Web, de produits et de services, qui est destiné à augmenter considérablement les capacités de nos clients en terme de performances pour visualiser, stocker et partager leurs projets. Et cela aura aussi un impact important sur leurs méthodologies même de travail », prévient-il.

Au-delà d’une offre hébergée

On l’aura compris Autodesk ne veut pas proposer à courte échéance son offre actuelle en mode hébergé, mais offrir le surcroit de puissance nécessaire temporairement. « Nous pourrons aussi héberger des environnements 3D importants dans lesquels ils pourront naviguer en temps réel de manière fluide sans avoir à recalculer en permanence les images. Des environnement qu’ils pourront éventuellement partager avec leurs clients en leur donnant un simple code d’accès ».

Autodesk Cloud est pour le moment accessible gratuitement à tous à des fins de tests avec un espace de stockage de 1 GB. Les clients en souscription peuvent quant à eux disposer de 3 GB. Ce service est disponible en 14 langues dont le français.

Les utilisateurs peuvent ainsi tester un certain nombre de modules : Cloud Documents et Design Review mobile app pour le partage et la visualisation en 2D et 3D sur des terminaux mobiles ; Autocad WS pour la publication DWG ; Cloud Rendering pour le rendu réaliste ; Revit Conceptual Energy Analysis et Green Building Studio dans le domaine de l'analyse énergétique pour le bâtiment ; Inventor Optimization pour l'optimisation de produit et Buzzsaw pour la collaboration. L’infrastructure informatique de l’offre Autodesk Cloud est quant à elle basée sur Amazon Web Services et Citrix.

Des outils qui font le part belle aux terminaux mobiles, style Smartphone ou Tablet, d’autant plus qu’ils permettent d’interagir avec les documents ou modèles 3D ainsi partagés. Ils permettent aussi d’offrir aux clients sédentaires d’Autodesk le surcroit de performances dont ils ont besoin temporairement pour effectuer un rendu hyper-réaliste ou un calcul de structure important, sans avoir à investir dans de couteuses licences de logiciels ou des matériels très performants. Une offre qui devrait séduire les PME soucieuses de limiter leurs investissements au nécessaire pour étaler leur charge de travail moyenne.

Le décollage du grand public

Une offre qui rapproche toujours un peu plus Autodesk du grand public. « Nous avons déjà franchi cette étape depuis envions 2 ans », précise Noah Cole, Senior Manager, Corporate Communications, Europe/Middle East/Africa. « Nous avons depuis 30 ans séduit avec nos produits environ 10 millions d’utilisateurs professionnels, mais sur les 24 derniers mois la dizaine de produits que nous vendons sous forme d’apps via des boutiques en ligne, a conquis 30 millions d’utilisateurs et nous espérons dépasser les 50 millions d’utilisateurs d’ici la fin de l’année fiscale en cours, c'est-à-dire janvier 2012 ».

Mais si ces chiffres paraissent colossaux, il ne faut pas oublier que les prix des apps se comptent en euro voire en centime d’euro et qu’Apple en prélève 33 % lorsque la transaction passe par sa boutique. Le chiffre d’affaires généré est donc bien mince et sans commune mesure avec celui des applications professionnelles.

Des apps tels des sketcheurs ou des outils de rendu, qui sont des abstracts des technologies utilisées dans les produits professionnels. Mais des apps qui forcent Autodesk à s’intéresser à des technologies tel le Multitouch, ce qui devrait avoir un impact positif sur les interfaces utilisateurs des produits professionnels. « Ces applications grand public nous permettent d’essayer et de valider pleins de nouvelles approches, dont bénéficieront à termes tous nos produits », concède Noah Cole.

Reste que pour les professionnels, Autodesk Cloud c’est du Cloud Computing, avec tous les aprioris que cela soulève en termes de sécurité et d’accessibilité permanente aux données. Et les déboires que j’ai rencontrés lorsque j’ai simplement voulu me connecter à la téléconférence faite pour cette annonce, me rendent solidaire de leurs craintes !

A la semaine prochaine

Pour en savoir plus : http://www.autodesk.com/cloud

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l’Usine Nouvelle, suit depuis plus de 30 ans l’informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). Il a été à l’origine de la lettre bimensuelle Systèmes d’Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.

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