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[PHOTO TECH] L'aimant IRM le plus puissant du monde débute son périple

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Par publié le à 10h51

[PHOTO TECH] L'aimant IRM le plus puissant du monde débute son périple

Les images sont souvent plus parlantes que les mots. Chaque semaine, Industrie & Technologies sélectionne une photographie qui prouve à quel point la technologie peut être spectaculaire. Aujourd’hui, embarquement immédiat pour le voyage de l'aimant IRM le plus gros et puissant du monde, issu du projet Iseult, du CEA. 

Il pèse 130 tonnes et mesure cinq mètres de long sur cinq mètres de diamètre. L’aimant IRM de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’univers (Irfu) CEA a quitté la semaine dernière les usines de montage de Belfort pour rejoindre l’infrastructure de recherche NeuroSpin du centre CEA de Paris-Saclay (Essonne). Il est l’élément principal du scanner IRM destiné à l’imagerie du cerveau chez l’homme. Il produira un champ magnétique de 11,7 teslas. « Il est le cœur du scanner IRM unique au monde qui permettra, grâce à son haut champ magnétique, d’obtenir des images du cerveau 100 fois plus précises qu’avec les imageurs actuels, que l’on trouve dans les hôpitaux, dont le champ magnétique est de 1,5 T ou 3 T », précise le CEA.

Une bobine qui génère un contre-champ magnétique

Les chercheurs ont dû concevoir une bobine dans laquelle circule un courant d’une très grande intensité, de l’ordre de 1500 ampères, qui génère un champ magnétique de 11,7 T. Les 182 kilomètres du fil supraconducteur, en alliage nobium-titane, sont enroulés sur 170 « doubles galettes ». Ces dernières sont ensuite assemblées entre elles pour former un conduit de 90 centimètres d’ouverture dans lequel se formera le champ magnétique. Le cœur de l’aimant pourra accueillir le corps d’un homme. 

Pour confiner  le champ magnétique principal dans la salle d’examen, les chercheurs ont dû créer une seconde bobine qui génère un contre-champ magnétique. Les bobines entourent l’aimant principal et limitent la zone d’exposition au champ à quelques mètres autour de l’IRM. « L’utilisation de la supraconduction implique que le matériau utilisé soit refroidi en continu à une température la plus proche possible du zéro absolu (0 K) pour permettre au courant de cirucler sans frottement et sans échauffement, ajoute le CEA. Ainsi, l’aimant du projet Iseult est maintenu à 1,8 K (soit – 271,35°C) grâce à un bain d’hélium liquide, dit superfluide. » 

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