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[Pépites à suivre] MIP Robotics, ProGlove, Tridom : 3 start-up à la pointe de l'industrie 4.0

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Par publié le à 14h34

[Pépites à suivre] MIP Robotics, ProGlove, Tridom : 3 start-up à la pointe de l'industrie 4.0

Le gant connecté de Proglove embarque un scanner de code-barres. Il permet aux opérateurs de gagner un temps précieux lors des phases d'assemblage.

Un robot collaboratif low cost, un gant connecté pour les opérateurs, une plate-forme robotique pour la construction... Découvrez trois technologies de l'industrie du futur développées par des pépites prometteuses qui ont fait parler d'elles au Hello Tomorrow Summit. 

A l’occasion du Hello Tomorrow Summit, conférence dédiée aux start-up hautement technologiques, qui se tenait les 13 et 14 ocotbre au Centquatre à Paris, la rédaction d’Industrie & Technologies a déniché trois start-up qui proposent de bousculer le monde industriel. Présentation.

MIP Robotics invente le cobot low cost

Un robot collaboratif (cobot) accessible aux PME, en termes de prix et d’usage. C’est ce que propose la start-up MIP Robotics. Pour atteindre cet objectif, la jeune pousse a conçu ses propres composants. Elle a notamment breveté un nouveau type de réducteur de vitesse dont l’architecture demande d’assembler moins de pièces, qui sont en plus moins compliquées à usiner que pour les réducteurs actuellement disponibles sur le marché. Le cobot embarque également un moteur intelligent qui enregistre toutes les positions. Un opérateur peut ainsi « prendre le robot par la main » pour lui apprendre des gestes. On parle alors de programmation par apprentissage. L’électronique embarquée dans le moteur permet également de sentir l’effort et de stopper le robot en cas de contact avec l’opérateur.

Le premier robot de la start-up, Junior, est commercialisé 8000 euros. Sensiblement moins cher que les autres cobots industriels, Junior est toutefois dédié à des tâches plus simples. Trois unités ont d’ores et déjà été commercialisées. Un premier est utilisé par une TPE de l’électronique pour le chargement d’un convoyeur. Un deuxième est installé dans un laboratoire du CNRS pour effectuer des tests avec une sonde. Le dernier est utilisé par Toshiba pour assembler des composants dans le cadre de petites séries. En 2017, MIP Robotics entend produire 100 unités.

ProGlove industrialise son gant intelligent

Un scanner de code-barres, des capteurs de mouvements, des capteurs haptiques, une batterie, un système de communication par radio fréquence… Voilà tous les composants qu’embarque le gant développé par la start-up munichoise ProGlove. Objectif de ce nouvel outil ? Permettre aux opérateurs de gagner un temps précieux lors des opérations d’assemblage, où chaque pièce doit être scannée pour s’assurer de la bonne réalisation des opérations. Devant un code-barres, le scanner du gant se déclenche automatiquement. L’opérateur n’a donc plus besoin de prendre une douchette et de la reposer pour scanner chaque pièce. «Nous avons conçu ce gant parce que nous travaillions avant chez BMW et nous savions combien les gains seraient importants si on gagnait uniquement 2 à 4 secondes sur un procédé » raconte Thomas Kirchner, cofondateur de la start-up.

Selon la start-up, le gant permettrait ainsi de gagner au total 12 secondes dans l’assemblage d’une voiture. « Avec un investissement de 10 000 euros, vous économisez 40 000 euros », assure l’entrepreneur. Actuellement, le gant est utilisé par BMW, Skoda et Festo. En France, ProGlove est en discussions avec des constructeurs automobiles, mais aussi des compagnies aériennes, des entreprises de l’agroalimentaire et de la logistique. Actuellement, le gant est commercialisé 1000 euros. A l’avenir, la start-up entend se concentrer sur la partie logicielle pour développer de nouvelles fonctionnalités autour du wearable.

Tridom veut automatiser le monde de la construction

Mettre au point une plate-forme robotique pour créer le futur de la construction. C’est l’objectif ambitieux de la start-up Tridom, fondée par Yaron Schwarcz lors d’un programme à l’Université de la Singularité. Actuellement basée à Tel Aviv et à l’Usine IO à Paris, la jeune pousse est en discussion avec de nombreux acteurs de la construction. Elle prévoit, d’ici un an, d’imprimer en 3D une maison en béton de 100 mètres carrés, avec isolation, à l’aide d’un bras robotique. « Cela devrait nous prendre 24 heures, contre trois mois avec les techniques classiques » assure Yaron Schwarcz, sans pour autant dévoiler les détails du procédé de fabrication additive qu’il compte utiliser. Selon l’entrepreneur, la technologie permettrait de baisser de 60% le coût de fabrication d’un logement. Pour l’heure, la start-up s’appuie sur un bras robotisé de Kuka, mais envisage de développer son propre système robotique multitâche.

Aujourd’hui, Tridom concentre ses travaux sur la partie logicielle. De nombreux algorithmes devront être utilisés pour orchestrer les interactions entre les capteurs, les moteurs, et les actionneurs. La difficulté réside également dans l’environnement « hyper dynamique » dans lequel se trouvera le robot. « Il faut compenser tous les bruits. Vous avez le vent, la température, la surface. Sur le terrain, tous ces facteurs varient » explique Yaron Schwarcz. Pour surmonter cet écueil, la start-up compte notamment s’appuyer sur les algorithmes de deep learning. Tridom compte également développer les éléments de connexion pour relier les systèmes matériels actuels aux nouveaux matériaux, aux nouvelles machines et aux nouveaux procédés qu’elle souhaite mettre en place.

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