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[Pépite à suivre] NovaGray personnalise la radiothérapie

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Par publié le à 08h04

[Pépite à suivre] NovaGray personnalise la radiothérapie

Le Pr David Azria, coordonnateur du pôle de radiothérapie oncologique de l'Institut du Cancer de Montpellier (ICM), et Clémence Franc (au centre) ont cofondé en octobre 2015 NovaGray.

Start-up fondée fin 2015 après de nombreuses années de recherche à l’Institut du cancer de Montpellier, lauréate de plusieurs concours nationaux, NovaGray se focalise en 2017 sur l’accès au marché de son test sanguin de radiosensibilité, qui permet de personnaliser la radiothérapie.

NovaGray développe et commercialise les premiers tests qui permettent d’identifier, avant la radiothérapie et via une simple prise de sang, les patients à risque de développer des effets secondaires lourds. « La technologie s’appuie sur près de vingt années de travaux menés à l’Institut du cancer de Montpellier (ICM) », souligne Clémence Franc, présidente de la start-up montpelliéraine, cofondée en octobre 2015 avec le Pr David Azria, coordonnateur du pôle radiothérapie oncologique de l’ICM. La société développe des tests pour les cancers du sein, de la prostate et du poumon. Son premier test pour le cancer du sein, NovaGray Breast, a été validé fin 2015 sur 500 patientes dans le cadre d’un essai clinique de 10 ans impliquant 10 centres français, financé par l’Institut cational du cancer et labellisé par la Société française de radiothérapie oncologique (SFRO). Des essais cliniques sont en cours pour valider les tests pour les cancers de la prostate et du poumon. 

Deux brevets

NovaGray
Création : octobre 2015
Siège: Montpellier (Hérault)
Fondateurs : Clémence Franc, Pr David Azria
Chiffre d’affaires : en phase de commercialisation
Effectif : 3 personnes
L’objectif de la radiothérapie est de détruire les cellules cancéreuses en les irradiant. Bien que ciblant les cellules cancéreuses, les rayonnements touchent également les tissus sains autour du volume tumoral. Pour près de 10 % des patients, cette irradiation des tissus sains est à l’origine d’apparition d’effets secondaires lourds et irréversibles. Les recherches montpelliéraines ont montré un lien entre le risque d’apparition d’effets secondaires à long terme et le taux de mortalité de certaines cellules sanguines après irradiation. Le taux obtenu à partir du prélèvement est analysé via un modèle prédictif breveté intégrant d’autres paramètres liés au traitement et à l’environnement du patient. Faire un test sanguin en amont (résultat en 72 heures), permet à l’oncologue radiothérapeute d’identifier le niveau de risque de chaque patient et d’adapter le traitement à la sensibilité du patient. L’innovation de NovaGray est protégée par deux brevets, le premier détenu par l’ICM, le CHU de Montpellier et l’Université de Montpellier, le second par l’ICM.

Travailler l’accès au marché

Accompagnée depuis juillet 2015 par l’incubateur LRI et par le BIC de la métropole de Montpellier, NovaGray a multiplié les lauriers en 2015 et 2016. En 2015, la start-up a remporté les concours EDF Pulse Languedoc-Roussillon (catégorie santé) et « Coup de pousse » (catégorie graine d’entrepreneur) de la région, ainsi que le concours national i-Lab en catégorie émergence. Rebelote en 2016 pour i-Lab, cette fois en création-développement. En outre, NovaGray a été en octobre 2016 la seule start-up française lauréate du concours international Hello Tomorrow Challenge. « Le prix Santé remis par le laboratoire Roche nous a donné beaucoup de visibilité, notamment auprès d’investisseurs », relève Clémence Franc. 

NovaGray prépare aujourd'hui la commercialisation des tests en Europe (le marquage CE a été obtenu début 2016) et à l’international. « Il faut que les médecins prennent l’habitude de prescrire le test avant le début de chaque traitement », note Clémence Franc. La question de la prise en charge, du remboursement, sera cruciale. « Pour la France, indique Clémence Franc, nous avons déposé en octobre 2016 une demande de prise en charge dérogatoire de notre premier test. Nous attendons le résultat de la Haute autorité de santé (HAS) d’ici deux mois. » Pour  étendre son développement commercial et poursuivre la R&D, NovaGray aura besoin de faire une levée des fonds, de « 2 à 2,5 millions d’euros », estime Clémence Franc, qui l’envisage au dernier trimestre 2017.

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