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OGM : l’industrie doit assumer l’étiquette

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Par publié le à 15h00

OGM : l’industrie doit assumer l’étiquette

Les études de toxicité devont être dorénavant plus longues

« Modifier les gènes est un fondamental pour une entreprise de biotechnologie ». C’est la réponse formulée récemment par un ponte de l’industrie biotechnologique française à la question de savoir s’il produisait ou non des OGM dans ses laboratoires.

Pour une entreprise de biotechnologie, modifier les gènes est fondamental, selon un industriel français du secteur. Une position qui prend une résonnance particulière, alors que la polémique autour des plantes génétiquement modifiées a été ravivée par la récente publication des travaux du Professeur Gilles-Eric Séralini sur le maïs NK603. Si des semenciers comme Monsanto, parmi les premiers à recourir à la transgénèse, avaient joué la transparence autant que cet industriel français, en serait-on là aujourd’hui ?

Conduites ou financées par les semenciers eux-mêmes, les études de toxicité sur les OGM sont souvent peu médiatisées. C’est ce qui a entretenu et entretient encore aujourd’hui la méfiance de l’opinion publique envers cette technologie. Le fait que les consommateurs découvrent les aliments et ingrédients du commerce susceptibles d’être dérivés d’OGM sur le site du gouvernement, révèle bien le manque de communication sur le sujet.

L’affaire Séralini a aussi pointé de possibles failles dans les outils de régulation des plantes génétiquement modifiées. Ainsi, on pourrait s’étonner que l’Europe ne réclame aucune donnée toxicologique avant d’autoriser l’importation d’un OGM, du moment que la comparaison avec la même plante non-OGM ne montre aucune différence. Arguer que l’insertion ne serait-ce que d’un seul gène étranger est anodin paraît une assertion risquée. Certes, il faut limiter les tests inutiles mais en l'occurence, on peut se demander s'il ne serait pas légitime de mobiliser les outils disponibles, qui permettraient de vérifier que cette modification ne présente aucun risque.

Si l’on en croit les avis rendus par le HCB, et l’ANSES, l’étude de Gilles-Eric Séralini ne permettra pas de tirer la moindre conclusion concernant le maïs NK603. Jugés insuffisants, les travaux du chercheur et le battage qui les a entourés ont peut-être pourtant une vertu : celle d'avoir relancé la réflexion sur les plantes génétiquement modifiées. Les organismes recommandent ainsi tous deux d’entreprendre une étude de long-terme et indépendante sur l’OGM de Monsanto.

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement français pour porter ces revendications devant l’Europe.

Ludovic Fery

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