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Nucléaire : les technologies pour enfouir les déchets à 500 mètres sous la terre

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Nucléaire : les technologies pour enfouir les déchets à 500 mètres sous la terre

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Par publié le à 17h15

Nucléaire : les technologies pour enfouir les déchets à 500 mètres sous la terre

Les solutions d'enfouissement des déchets sont testées dans des galeries expérimentales à 500 mètres sous la terre, à quelques centaines de mètre d'où seront creusées les galeries de CIgéo.

Le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires français entre dans une phase charnière qui décidera de sa mise en oeuvre effective ou non. Le texte de loi préalable et nécessaire à la demande d'autorisation du projet qui sera déposée par l'Andra en 2018 est à présent dans les mains des parlementaires. Retrouvez dans notre dossier toutes les technologies en jeu dans ce projet capital pour l'industrie nucléaire.

Mardi 17 mai, le Sénat a adopté une proposition de loi, sur « les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue ». L’installation de stockage en question désigne bien sûr le projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), où 80 000 m3 de déchets doivent être enfouis à 500 mètres de profondeur, dans une couche d'argile.

Pour cela, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) doit déposer une demande d’autorisation de création en 2018, en vue d’une mise en service en 2025 et d’une exploitation pendant au moins cent ans. Or cette autorisation doit être précédée d’une loi fixant les conditions de réversibilité du stockage géologique, celle-là même qui va être étudiée au Sénat

 Le coût prévisionnel de l’installation a été évalué par la ministre de l’environnement et de l’énergie, Ségolène Royal, à 25 milliards d’euros. Après son examen au Sénat en première lecture, le texte de loi doit maintenant être voté dans les mêmes termes à l'Assemblée nationale. Outre la notion de réversibilité modifiée par rapport à la loi de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs de juin 2006, la loi lancera une phase industrielle pilote qui marquera le début de l'exploitation du site.

Ce projet est l’objet d’une forte opposition, qui dénonce l’absence de réel débat sur la réversibilité et ses enjeux. La notion de réversibilité est au cœur du projet. L’Andra la définit comme  « la capacité à offrir à la génération suivante des choix sur la gestion à long terme des déchets radioactifs », en fonction des progrès techniques notamment.

Dans ce dossier, retrouvez tous les articles d’Industrie & Technologies sur les défis technologiques liés à l’enfouissement des déchets nucléaires, dont le traitement est inséparable de la production d’électricité nucléaire.

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