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Nucléaire : les 5 chiffres clés de l'EPR NM à 5 milliards d’euros d'EDF

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Par publié le à 17h12

Nucléaire : les 5 chiffres clés de l'EPR NM à 5 milliards d’euros d'EDF

L'EPR Flamanville 3 en construction en Normandie accuse six ans de retard et plus de 7 milliards d'euros de dépassement sur le budget originel. L'EPR NM s'attaque au problème

EDF a déclaré mercredi vouloir ramener à cinq milliards d'euros la facture des futurs modèles de l'EPR, ce réacteur de troisième génération dont le premier exemplaire français est en cours de construction  à Flamanville. Explication en cinq chiffres clés.

Alors qu’EDF a repris la main sur la construction de l’EPR de Flamanville 3, l’électricien travaille en parallèle sur une version améliorée du réacteur. L’EPR de Flamanville, c’est en effet 6 ans de retard sur le calendrier initialement prévu. Si EDF assure aujourd’hui qu’il pourra respecter la date de mise en fonctionnement du réacteur prévue pour 2018, le réacteur de 3ème génération aura pris en tout 11 ans pour être construit, pour un coût total de 10,5 milliards d’euros, contre trois milliards annoncés au début.

Trop gros et trop cher : EDF veut arrêter les frais. Aussi l’électricien travaille-t-il désormais sur une version améliorée de l’EPR : l’EPR NM (nouveau modèle), qui aura une puissance équivalente mais qui ne coûtera plus que 5 milliards d’euros. Le but ? « Trouver les options qui nous font gagner des coûts sans trop nous éloigner de l’EPR,  » a expliqué mercredi 16 novembre  Xavier Ursat, directeur ingénierie et nouveau nucléaire chez EDF.

5 milliards d’euros

C’est le montant auquel EDF veut emmener la construction de l’EPR NM, a expliqué lors d’une conférence de presse mercredi Xavier Ursat, directeur ingénierie et nouveau nucléaire chez EDF. Pour cela l’énergéticien s’appuiera sur les améliorations de conception de l’EPR NM mais aussi sur le retour d’expériences de la construction de l’actuel EPR, et la standardisation des matériels. Le but ? « Avec ce coût d’investissement, nous serons moins cher que les autres  énergies renouvelables. Notre but est que l’électricité soit moins chère en euros/ kWh que la moins chère des énergies renouvelables produite dans la même région, » a précisé Xavier Ursat.

1650 MWe

Avec leurs 1650 et 1750 MWélectriques, les EPR actuellement en fin de construction à Flamanville (mise en fonctionnement prévue pour fin 2018) et à Taïshan (mise en fonctionnement prévue pour 2017) seront les deux plus grosse centrales de production d’électricité dans le monde !  L’EPR NM aura une puissance équivalente et exactement la même chaine de production d’électricité, depuis le réacteur jusqu’au réseau, en passant par la turbine de production. Il pourra pourtant produire de l’électricité moins chère essentiellement grâce aux économies réalisées sur la construction des bâtiments.

2030

C’est la date à laquelle EDF veut mettre en service les deux premiers EPR NM, sans pour autant qu’il n’ait précisé où.

40

40, c’est le nombre de réacteurs que prévoit Xavier Ursat pour remplacer les 58 unités que compte le parc français existant. Les réacteurs de deuxième génération actuellement en fonctionnement ont en effet une puissance unitaire inférieure, comprise entre 880 MWe et 1 500 MWe.

6 ans

C’est le temps de construction maximal que prévoit EDF pour l’EPR NM, évidemment bien inférieur au temps de construction de l’EPR de Flamanville 3 (11 ans) ou d’Olkiluoto, en Finlande (15 ans). C’est aussi le temps, d’ailleurs, que prévoit EDF pour la construction des réacteurs EPR d’Hinkley Point. Pour gagner en temps de construction, des bâtiments liés au réacteur pourront être volontairement plus gros afin de mener plusieurs opérations en même temps ! EDF innove aussi dans sa méthodologie de travail avec l’ASN (autorité de sûreté nucléaire), l'agence française chargée de valider et certifier les choix d'EDF. Afin d’éviter les allers-retours inutiles et chronophages, EDF et l’ASN travaillent directement ensemble sur la conception de l’EPR NM.

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Commentaires

3 réactions

la tristesse
Le 17/11/2016 à 23h20
succomber par la folie en face de la mer (hydraulique) et le vent (eoliennes) on a choisie la mauvaise technique - trop de dechets desoler, que a pleurer et a vomir sans applause

epr nm
Le 10/02/2017 à 20h34
l'EPR NM est prévu plus puissant que l'EPR, renseignez vous ou alors peut-être que ce n'est pas clairement évoqué par EDF.

tim
Le 12/04/2018 à 13h44
Ce n'est pas EDF ou l'ASN qui concoivent les réacteurs, mais bien Areva, ou maintenant Framatome... même si ce dernier a été récemment intégré à l'effectif de l'électricien français

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