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Nouvelles technologies : en finir avec la logique des "mauvais élèves"

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Par publié le à 15h00

Nouvelles technologies : en finir avec la logique des mauvais élèves

photo officielle de Muriel Devericourt doc Thomas Gogny

Le terme est entré en politique par effraction, et en toute impunité. Nous sommes désormais habitués à entendre parler de la « pédagogie » dont font preuve nos dirigeants, ou ceux qui aspirent à le devenir, pour expliciter leurs projets ou leurs actions. Si nous ne sommes pas d'accord, ce ne peut être en somme que parce que nous n'avons pas bien compris. Qu'il soit sincère ou feint, le présupposé est insupportablement condescendant, et fait peu de cas du débat démocratique.

Dans le domaine de la technologie aussi, la nécessité de « faire preuve de pédagogie » est parfois invoquée, face à d'éventuelles réticences. Par exemple, lorsque l'on envisage de déployer de nouveaux équipements, qu'il s'agisse de compteurs Linky ou d'antennes-relais, de faire évoluer des infrastructures existantes, comme notre parc nucléaire ou l'architecture et les lois de gestion des flux d'Internet, ou encore de favoriser tel ou tel domaine d'innovation via un financement public, comme les nanotechnologies ou l'intelligence artificielle. Il arrive même que la « pédagogie » devienne un autre nom du lobbying, lorsque des groupes animés par un intérêt économique commun se mettent en devoir d'expliquer les bienfaits d'une nouveauté pour éviter qu'elle ne fasse l'objet de la moindre restriction.

Croire que diffuser une expertise suffira à balayer toute contestation, c'est oublier que les opposants à une technologie disposent souvent d'un bon niveau de connaissances techniques à son sujet. Surtout, leur défiance ne porte pas nécessairement sur ses seuls risques, mais aussi sur le fait qu'elle pourrait changer notre rapport au monde. Un point sur lequel ils rejoignent finalement ses promoteurs ! Mieux vaut sans doute en faire le point de départ d'un dialogue ouvert, plutôt que de miser sur des arguments d'autorité.

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