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Nos vieux journaux, nouvelle source de carburant ?

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Par publié le à 11h48

Nos vieux journaux, nouvelle source de carburant ?

Les chercheurs sont parvenus à isoler une souche qui dégrade la cellulose en présence d'oxygène

Une équipe de chercheurs américains a produit du butanol à partir de la cellulose contenue dans le papier journal. Nouveauté : les bactéries utilisées dans conversion peuvent opérer en présence d’oxygène. De quoi ouvrir une nouvelle voie rentable pour la fabrication de biocarburants.

Un jour, nous ne gaspilleront peut-être plus nos vieux journaux pour allumer le barbecue. Nous pourrions en faire du biocarburant. Une équipe de chercheurs de l’Université de Tulane à la Nouvelle Orleans (USA) vient d’améliorer le procédé de fabrication de butanol à partir de la cellulose contenue dans le papier journal. Le ''biobutanol'' ainsi produit pourrait remplacer avantageusement le classique bioéthanol car ses caractéristiques sont plus proches de celles de l’essence. Il pourrait donc être utilisé tel quel dans des moteurs thermiques.

La production de butanol à partir de micro-organismes décomposant la matière organique n’est pas une nouveauté. En revanche, sa viabilité économique vient de prendre un sérieux coup de jeune. En effet, les chercheurs ont isolé une souche de bactéries, baptisée TU-103, capable de fonctionner en condition aérobie, c'est-à-dire en présence d’oxygène. Jusqu’à présent, Les souches connues opéraient seulement en absence d’oxygène, ce qui implique une multiplication des coûts de production.

Molécule organique la plus répandue sur terre, la cellulose est le composant clé des végétaux. Pourquoi alors se contenter de papier journal ? Parce que la pâte à papier présente un taux élevé de cellulose et un faible taux de lignine. Cette autre substance constitutive des végétaux, qui leur confère leur rigidité, est très difficile à traiter par des micro-organismes.

Le procédé semble donc prometteur. Mais il ne s'attaque pas au grand défi des biocarburants : parvenir à dégrader les molécules plus robustes pour convertir n’importe quel substrat végétal.

Hugo Leroux

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