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Nissan s’implique dans le Smart Grid

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Par publié le à 00h30

Nissan s’implique dans le Smart Grid

Une illustration de la Leaf de Nissan échangeant de l'énergie avec une habitation.

La Leaf est la star du stand de Nissan au Ceatec. La voiture électrique qui devrait arriver sur le marché français en juin 2011 attire tous les regards sur le pavillon des Innovations Smart Grid 2010. Une rencontre avec Toshio Hirota, en charge de la planification des recherches sur les problématiques environnementales chez Nissan, nous permet d’éclaircir l’implication du constructeur dans le projet de Smart Grid japonais.

 

                                 

Toshio Hirota, en charge de la planification des recherches sur les problématiques environnementales chez Nissan.

 

I&T : Qu’avez-vous à voir avec le projet de Smart Grid (réseau intelligent) japonais ?

Toshio Hirota : L’enquête statistique que nous avons effectuée sur l’usage des véhicules particuliers nous montre qu’une voiture japonaise passe 90 % de son temps au parking. Durant ce temps les véhicules électriques doivent être mis à contribution et s’intégrer dans le Smart Grid axé sur le solaire que veut mettre en place le Japon, afin de le rendre le plus efficace possible.


I&T : Comment allez-vous vous y prendre ?

TH : Un système de communication sera embarqué dans chaque véhicule, il communiquera en permanence son état de charge et sa position au data center du Smart Grid. L’énergie emmagasinée dans les batteries de tous les véhicules garés participeront au pot commun d’énergie et pourront alimenter les maisons et les immeubles par mauvais temps, lorsque les panneaux solaires ne pourront pas le faire. 


I&T : Les charges et décharges aléatoires induites ne nuiraient-elle pas à l’espérance de vie des batteries ?

TH : En fonction de la température extérieure les batteries ont un taux de charge optimal. Une batterie chargée à bloc vit mal à température élevée. Le prélèvement d’énergie pour alimenter les habitations sera fait en fonction de ces données, en faisant s’approcher les véhicules de leur optimal. Bien sûr, plus il y aura de voitures électriques plus nous pourrons agir avec précision sur le niveau de charge de chaque batterie.


I&T : Quel est, selon vous, le défi technologique la plus important qu’il reste à relever pour que ce système global se mette en place ?

TH : Même si la multiplication des véhicules électriques va faire baisser les prix des batteries, il va aussi falloir trouver des technologies moins chères tout en améliorant la qualité. Nos équipes recherchent des solutions pour obtenir de meilleures batteries tout en utilisant des matériaux moins couteux pour construire les électrodes et les séparateurs. C’est un défi, mais je pense que celui qui demandera le plus de travaille réside dans l’optimisation de la gestion de l’énergie issue du photovoltaïque.


I&T : Où en êtes-vous aujourd’hui ?

TH : Nous passons de la théorie à la pratique avec une expérience appelée Yokohama Smart City menée à Yokohama depuis cette année et jusqu’à 2014. 4 000 panneaux photovoltaïques et 2 000 véhicules électriques ont été déployés. Cela va nous permettre d’engranger des données et de mieux cerner les besoins. Beaucoup d’aides de l’Etat alimentent cette expérimentation. Le jalon posé par le gouvernement est un fonctionnement du système sans subvention d’ici à 2020.

 

                       

                                    La Leaf sur le stand Nissan du Ceatec, 
                      le salon de la high-tech du 5 au 9 octobre 2010 à Tokyo, Japon.

 

De notre envoyé spécial au Ceatec, Charles Foucault

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