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NewWind : l'arbre à vent n'a pas pris racine... pour l'instant

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Par publié le à 09h00

NewWind : l'arbre à vent n'a pas pris racine... pour l'instant

Sans usine pour le produire en série, l'arbre à vent reste encore trop cher pour se montrer compétitif.

Encensée par les investisseurs, recouverte de prix et bénéficiant de plusieurs dizaines de commandes, la start-up NewWind semblait sur la bonne voie pour atteindre la dernière étape de sa création : l'industrialisation. Et pourtant, l'entreprise vient d'être placée en liquidation judiciaire. Les arbres à vent ont peut-être poussé un peu trop vite pour l'équipe de NewWind.

« Depuis le 8 mars au soir, je n'ai plus aucune influence sur le devenir de mon entreprise. » La détresse de Jérôme Michaud Larivière, fondateur de NewWind est palpable. Son entreprise vient d'être placée en liquidation judiciaire après avoir été mise sous contrôle judiciaire en décembre dernier, à la demande de son fondateur. La cause de ces déboires : une dette de 1,8 million d'euros sans investisseur pour la résorber et un coût de constrution encore trop important. Pour l'inventeur de l'arbre à vent, la situation est ubuesque. « Nous avons créé de la valeur, le carnet de commandes est rempli et de nouveaux clients sont intéressés, mais ce sera le racheteur potentiel qui récoltera le fruit de ces efforts. »

L'entreprise aurait-elle grandi trop vite ? « Oui, on peut le présenter comme ça », admet Jérôme Michaud Larivière. En fait, c'est la dernière marche de la création de start-up qui a été manquée. Celle de l'industrialisation. Depuis 2013, 7 arbres ont été installés. Des prototypes vendus à des collectivités et à de grandes entreprises comme Engie. Mais depuis, tout s'est accéléré et il y a également 23 acomptes de commande dans les caisses et des dizaines de commandes en attente. « C'est le lot des start-up », explique l'inventeur. « La progression n'est pas linéaire, il y a des sauts à faire. Et puis, nous avons peut-être été assoupis par le succès des prix, des bons commentaires des investisseurs et l'emballement médiatique. Finalement, on a raté le passage industriel. » Un industriel français spécialisé en mobilier urbain serait potentiellement intéressé par le rachat de NewWind. Rien n'a été validé par le juge pour l'instant mais l'inventeur de l'arbre à vent continue d'espérer le meilleur pour son entreprise.

 

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Commentaires

Une réaction

bernard antoine
Le 30/06/2017 à 07h54
l'arbre à vent ne fut qu'une operation de com ,tres bien orchestrée par JML son pdg des chiffres de productible ( il adore ce terme ) completement surestimés et un prix prohibitif sauf pour les collectivités locales qui depensent sans compter pour le fun il n'y a aucune innovation ( l'arbre à vent est deja deposé au pays bas par un architecte , le brevet de newwind ne vaut rien ) bref , ce ne fut que du vent qui a couté tres cher à la collectivité la megalomanie est une maladie que l'on devrait soigner

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