Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

du lundi 21/10/2013

Un disque optique en tungstène pour conserver des données 1 milliard d'années

Numérique & Informatique

Par Sophie Eustache - publié le 21 octobre 2013 à 04:25

Une technologie capable de conserver des données lisibles sur une durée atteignant 1 milliard d’années a été développée par des chercheurs néerlandais et allemands. L’équipe s’est basée sur l’élément tungstène, cet élément ayant un point de fusion élevé de 3 422 degré Celsius et une faible dilatation thermique. Si le tungstène reste pratique inchangé au fil du temps, il n’en reste pas moins malléable. Les chercheurs l’ont ainsi encapsulé dans du nitrure de silicium. Ce matériau est durable et transparent à la lumière, ce qui permet à la structure de tungstène de rester lisible.

Le disque optique développé par les chercheurs utilise un type plus classique de codes à barres QR, un code à matrice 2D. Les codes produits par les chercheurs consistent en un large code QR, lequel encode seulement des données de base, mais chaque pixel qui compose ce code est lui-même un petit code QR, plus complexe et capable de contenir plus de données. Le procédé de gravure lithographique utilisé sur la surface du tungstène pourrait produire des largeurs de lignes de 100 nm, et assurer ainsi une densité de données plus élevée que n'importe quel code QR disponible dans le commerce.

Pour tester la longévité de ce disque optique, l’équipe a stressé le matériau, le soumettant à des températures élevées. Après deux heures passées sous 500 degrés Celsius, le code était certes endommagé mais toujours lisible. Ce qui correspond à une longévité de 1 million d’années pour ce disque de tungstène et de nitrure de silicium.

Un logiciel de navigation en intérieur pour les drones

Numérique & Informatique, Drone, GPS, Logiciel libre, Traitement d'Images

Par Ludovic Fery - publié le 21 octobre 2013 à 04:05

Dans le cadre du projet de recherche Drone4u, un logiciel a été développé par des chercheurs de l’Institut Télécom ParisTech et d'Eurecom. Il autorise la navigation autonome et en temps réel de drones en intérieur, sans capteurs spécifiques.

Le programme informatique a été mis au point sur un drone Parrot et son équipement standard (caméra, altimètre…). Les chercheurs ont imposé à l’aéronef un schéma de vol spécial, dit en tire-bouchon, afin de faciliter la reconstruction 3D de l’environnement avec une seule caméra. « L’innovation tient à la combinaison de ce vol particulier, d’un algorithme de traitement d’images sur un ordinateur, et d’une boucle de rétroaction contrôle-commande sur le drone », a résumé à Industrie & Technologies Ludovic Apvrille, chercheur à Télécom ParisTech associé au projet Drone4u. La navigation autonome se fait quasi-instantanément, quelques dixièmes de milliseconde étant nécessaire au traitement et la transmission d'informations par Wi-Fi. 

Ce logiciel constitue une alternative aux signaux GPS, qui ne sont ni assez forts ni assez précis pour un usage en intérieur. Open source, le programme se destine à des drones professionnels comme grand public, équipés de capteurs à bas coût. Selon Ludovic Apvrille, la technologie répondrait parfaitement à des missions en entreprise comme le guidage de personnes, l’inspection de bâtiments ou des interventions d’urgence, par exemple en appui des pompiers. Les chercheurs travaillent aussi sur de nouvelles possibilités, comme la navigation autonome grâce aux caméras de deux drones, suivant alors une trajectoire linéaire.
 

Une puce dotée d'un réseau neuronal pour apprendre en continu

Numérique & Informatique, Smartphone

Par Philippe Passebon - publié le 21 octobre 2013 à 05:34

Un prototype de puce doté d’un réseau neuronal a été développé par l’entreprise Qualcomm, spécialisée dans la conception et la fabrication de solutions de télécommunications et en particulier des processeurs de téléphone portable.  Elle en a montré les potentialités lors du salon EmTech du MIT sur les nouvelles technologies.

La puce Zeroth de Qualcomm s’inspire du cerveau pour effectuer des calculs, ce qui permet à la société américaine de nommer son système NPU, pour Neural Processing Unit. Contrairement au CPU (Central Processing Unit), les NPU fonctionnent avec des neurones reliés par des « synapses », ce qui lui permet de traiter les informations en parallèle. La technologie n’est pas nouvelle, des systèmes robotiques l’utilisent depuis plusieurs années. Toutefois aujourd’hui, la miniaturisation des composants permet d’incorporer sur une seule puce les capacités d’apprentissage. Qualcomm a ainsi développé des outils logiciels permettant à la puce d’apprendre des tâches sans avoir besoin de les programmer. Il en a fait la démonstration en vidéo sur un robot.

La firme souhaite intégrer la puce sur ses futures plates-formes SoC Snapdragon pour smartphones. Associée avec un CPU classique, la puce permettrait de combiner à la puissance de calcul habituellement exploitée de véritables interactions machine-humain. Cela pourrait par exemple permettre à l’utilisateur d’expliquer à son téléphone qu’il doit éteindre le module Wi-Fi lorsqu’il n’y a pas de réseau à proximité.

Du Li-Fi pour connecter les internautes chinois

Numérique & Informatique

Par Sophie Eustache - publié le 21 octobre 2013 à 05:31

Des expériences ont démontré la possibilité de connecter des internautes chinois en utilisant des ampoules LED (Li-Fi,  une technologie de communication sans fil reposant sur l'utilisation de la lumière visible comprise entre la couleur bleue et la couleur rouge) plutôt que du Wi-Fi, selon des scientifiques chinois. Une ampoule dotée de puces embarquées peut produire des débits de données supérieurs à 150Mbit/s, ce qui est plus rapide que la connexion moyenne à large bande en Chine, a déclaré Chi, qui dirige une équipe de recherche Li-Fi, qui regroupe des scientifiques de l'Institut de Shanghai de physique technique de l'Académie chinoise des sciences.

Il suffit d’avoir une ampoule LED pour obtenir un signal Internet. Cependant il reste à développer une série de briques technologiques pour faire du Li-Fi un succès commercial. Selon les chercheurs, il faut encore développer des commandes pour la communication Li-Fi, des micro-puces et des procédés de fabrication. 

Vers un Internet sous-marin

Numérique & Informatique

Par Sophie Eustache - publié le 21 octobre 2013 à 04:55

Les capteurs situés au fond de l’océan pour détecter des tsunamis, les courants sous-marins et la pollution, pourront bientôt transmettre les données aux téléphones portables, grâce à une version sous-marine d’Internet, rapporte IEEE Spectrum. La Fondation nationale des sciences américaines travaille à la fabrication d’un standard pour relier les réseaux de communication sans-fil sous l’eau au réseau terrestre.  

La Navy et l’administration nationale de l’océan et l’atmosphère (NOAA) ont déjà d'énormes réseaux de capteurs océaniques qui utilisent des ondes sonores plutôt que les ondes radio pour communiquer sous l'eau. Ainsi la NOAA exploite actuellement un réseau de capteurs de tsunami, qui transmettent par des ondes acoustiques des informations sur les risques de séisme. L’information est reçue par une bouée flottante, laquelle peut convertir les informations en ondes radio pour la transmission de satellites qui redistribuent les données à travers le monde.

Un standard pour l’Internet sous-marin permettrait alors aux capteurs de communiquer les uns avec les autres et de compiler informations plus complètes sur la vie marine.

/*%%SmartyNocache:11034500315970e4f6b72232-53325544%%*/"/js/oas_async.js"),$_smarty_tpl);?>/*/%%SmartyNocache:11034500315970e4f6b72232-53325544%%*/