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du mercredi 30/03/2016

Coupler géothermie et stockage du CO2

CO2, Energie & Environnement

Par Philippe Passebon - publié le 30 mars 2016 à 09:00

L’association sur une même installation industrielle de la production d’énergie géothermique et du stockage du CO2 a été testée dans le cadre du projet ANR CO2-Dissolved, coordonné par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

L’infrastructure testée dans le cadre du projet repose sur l’utilisation de deux puits, une configuration classique en géothermie nommée  "doublet géothermique", et qui repose sur un puits producteur et un puits injecteur. Le premier puits permet de pomper la saumure chaude d’un aquifère salin profond. La chaleur en est extraite. Puis elle est réinjectée à plus basse température via le second puits. Mais dans le cadre du projet, du CO2 dissous y est injecté jusqu’à ce que la saumure soit saturée en CO2. Une installation expérimentale reproduisant un puits à échelle décimétrique a permis d’effectuer des tests avec des minéraux gréseux et carbonatés, caractéristiques des principaux aquifères profonds ciblés en France. L’étude a montré que les réactions chimiques induites que l’injection de la saumure acidifiée par le CO2 n’avait que des conséquences négligeables sur le puits d’injection et le réservoir, étant donné les profondeurs où elles avaient lieu.

L’inconvénient majeur de cette nouvelle approche réside dans la quantité de CO2 injectable qui est physiquement limitée par la solubilité du CO2 dans la saumure. L’étude de faisabilité technico-économique a néanmoins montré que la mise en œuvre de la technologie est pertinente à proximité immédiate d’émetteurs industriels faibles ou moyens, de 10 à 150 000 tonnes par an. Une évaluation économique a été réalisée sur le cas-test de la sucrerie-distillerie Tereos à Artenay (45), qui a montré que cette option était bien plus intéressante que l’utilisation d’une technologie de captage-stockage de CO2 habituelle. Un inventaire des sites industriels potentiellement compatibles, émettant moins de 150 000 t/an de CO2 a été mené sur la France, l’Allemagne et les Etats-Unis. Plus de 650 sites ont été identifiés rien qu’en France, soit l’équivalent de 20 % des émissions industrielles nationales de CO2.

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