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du mardi 12/05/2015

Un nez électronique pour détecter les COV

Biologie, Santé, Matériaux & Chimie

Par Philippe Passebon - publié le 12 mai 2015 à 09:57

Un capteur de composés organiques volatils (COV) basé sur la détection des "odeurs" liées à la présence de COV spécifiques est développé par la start-up Aryballe Technologies, créée en 2014 et hébergée à Grenoble.

Le capteur de COV Néoz  se différencie des détecteurs habituels par une approche sensorielle plutôt qu’analytique. Néoz ne cherche pas à détecter une formule chimique mais à produire « l’image de l’odeur d’un gaz », caractéristique d’un composé particulier. « Le récepteur olfactif d’un nez humain comprend 350 protéines différentes dont la combinatoire permet la détection de plusieurs milliers d’odeurs différentes. Le cerveau enregistre et associe ensuite des odeurs à des combinaisons particulières », précise Tristan Rousselle, cofondateur et directeur d’Aryballe. De la même manière, « Aryballe Technologies ne cherche pas à quantifier précisément la composition d’un gaz, ce que les spectromètres de masse peinent à faire précisément, tandis qu’un faible changement de formulation peut entraîner un changement important d’odeurs ». Les capteurs biochimiques de Néoz n’utilisent pas encore des protéines mais sont réalisés à partir de sucres et de peptides, auxquels s’attachent furtivement les COV. Les récepteurs sont saturés par les COV, de sorte que par effet miroir, il est possible de produire une image combinant des points gris, noirs ou blancs, sur le modèle d’un code-barre. A chaque "odeur" correspond un code-barre. Lorsqu’un COV est détecté, le code-barre ainsi produit est comparé aux signatures préalablement enregistrées dans la base de données.

Une première série de capteurs Néoz devrait être commercialisée à partir de juillet 2015, et la commercialisation en série débutera en 2016. De quelques centimètres de haut, les capteurs sont facilement connectables à un téléphone à partir duquel ils pourront interroger la base de données. Le capteur pourrait trouver des applications pour les personnes souffrant de perte de l’odorat, soit près de 2% de la population, afin de les prévenir en cas de dangers, ou dans l’industrie agroalimentaire, de manière à détecter les dégradations, ou encore dans le diagnostic médical.

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