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NEC relance le calcul vectoriel

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Par publié le à 09h44

NEC relance le calcul vectoriel

Le supercalculateur SX-6 de Nec

Le constructeur japonais lance le développement de sa prochaine génération de superordinateurs vectoriels SX Series. Objectif : entrer dans l’ère des exaflops avec une efficacité énergétique 10 fois supérieure à celle d'aujourd’hui et une surface au sol 5 fois plus petite.

On croyait les supercalculateurs vectoriels définitivement condamnés. NEC, qui en est aujourd’hui le seul constructeur au monde, veut les relancer. Le groupe japonais a décidé de lancer le développement de la prochaine génération des SX Series. Ces machines seront disponibles entre 2013 et 2014.

A la mode jusqu’au milieu des années 2000, les supercalculateurs vectoriels ont peu à peu laissé la place aux supercalculateurs scalaires massivement parallèles. Le supercalculateur K au Japon, qui constituait jusqu’ici le projet de calcul intensif le plus ambitieux au monde, devait être vectoriel. Mais face au retournement de tendance, les japonais ont dû abandonner l’idée au profit de l’architecture scalaire adoptée alors dans le monde entier. Et NEC a été remplacé par Fujitsu comme constructeur. Installé en juin 2011, à l’institut de sciences informatiques avancées de Riken, à Kobe, il s’impose comme le supercalculateur le plus puissant de la planète avec une puissance de calcul de 10 pétaflops.

Mais NEC ne s’avoue pas vaincu. Au contraire, le constructeur japonais est persuadé de la supériorité des performances des supercalculateurs vectoriels dans de nombreux domaines de traitement de gros volumes données, tels que les prévisions météo, les simulations climatiques, l’analyse des écoulements de fluides ou encore le développement de nouveaux matériaux. La Série SX de supercalculateurs vectoriels de NEC compte près de 1 400 machines opérationnelles dans le monde, dont une chez Météo France à Toulouse.

NEC veut développer le successeur du SX-9 installé en mars 2002 au Earth Similator Centre, près de Yokohama, et qui, avec sa puissance de 40 téraflops, a été le supercalculateur le plus puissant au monde pendant deux ans. Le construteur japonais ne compte pas utiliser un processeur du marché, mais développer un système sur puce propriétaire comprenant un processeur vectoriel multicoeur, des contrôleurs de mémoire, et des interfaces d‘entrées-sorties. Une intégration qui devrait diviser la consommation d'énergie par 10 par rapport aux systèmes existants et l'espace occupée au sol par 5. Le processeur offrira une puissance de traitement de 64 gigaflops et une bande passante mémoire de 64 Go/s pour chaque coeur.

Avec de telles performances, NEC pense faire rentrer le calcul intensif dans l'ère des exaflops, alors qu‘il se situe aujourd’hui dans l‘ère des pétaflops.

Ridha Loukil

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