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Navya fabrique des véhicules sans chauffeur

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Par publié le à 13h03

Navya fabrique des véhicules sans chauffeur

Pourquoi elle ? Les véhicules autonomes font beaucoup parler d’eux, mais combien roulent? Navya affirme être le premier à transporter en situation réelle des personnes avec ses navettes Navya Arma.

Date de naissance : 2014

Fondateur : Christophe Sapet

Secteur d’activité : Transport

Google, Apple, Védécom, les constructeurs traditionnels de véhicules… : tout le monde fait part de ses travaux pour rendre le véhicule autonome. « Mais nous sommes les seuls aujourd’hui à transporter effectivement des personnes, » affirme Christophe Sapet, le fondateur de Navya. Le co-fondateur des sociétés Infogrames et Infonie, par ailleurs pilote de rallye, a créé Navya en fusionnant ses deux passions : le numérique et l’automobile. Il s’est associé pour cela avec Bruno Bonnel et son fonds d’investissement Robolution Capital. Résultat ? « La centrale nucléaire EDF de Civaux est le premier site industriel au monde où sont transportées des personnes dans des véhicules 100 % autonomes, argue Christophe Sapet, tandis que les plus proches concurrents – Google et un autre français EasyMile – en sont encore à des démonstrations. »

Sans conducteur, le véhicule autonome et 100 % électrique Navya Arma a une capacité de 15 personnes et ne nécessite aucune infrastructure spécifique comme des caténaires, ou des rails. Pour cela, Navya utilise plusieurs technologies qu’elle prend de l’extérieur: Lidar, caméra stéréovision, GPS RTK, infrarouge, IMU, odométrie, etc., dont la combinaison lui permet de se positionner au centimètre près… Car la véritable spécialité de la société, c’est la partie logicielle, grâce à laquelle la voiture doit se localiser et percevoir son environnement, et sur laquelle 25 ingénieurs travaillent en R&D. Aujourd’hui, la voiture doit d’abord apprendre l’environnement du site pour fonctionner. Demain, il lui faudra disposer d’un réseau capable d’échanger beaucoup de données de cartographie pour rouler à l’extérieur.

Si les sites fermés, ou aucune législation n’est bloquante, est en effet aujourd’hui le premier marché de déploiement des véhicules autonomes, Navya vise ensuite les zones urbaines ou péri-urbaines, - typiquement pour faire le «dernier kilomètre»  - pour lesquelles il a déjà signé des accords de coopération avec Kéolys, Carpostal et Transdev. Avec ce dernier, Navya a notamment un accord d’exclusivité pour déployer les véhicules sur les sites d’EDF. La société basée à Lyon et Paris produit elle-même ses véhicules, dont elle voudrait vendre trente exemplaires cette année, à 200 000 euros pièce, tandis qu’elle veut se lancer aux Etats-Unis et en Asie, et réfléchit déjà à un deuxième véhicule plus petit.

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