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Minatec Nanolab exporte la technologie française dans les pays émergents

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Par publié le à 16h38

Minatec Nanolab exporte la technologie française dans les pays émergents

Donner accès aux pays étrangers à l’expertise et au savoir-faire français dans le domaine des micro et nanotechnologies. C'est l’objectif du consortium Minatec Nanolab, lancé il y a plusieurs années, et qui associe notamment le CEA, l’Université Joseph Fourier ou Grenoble INP. Le service fait encore aujourd’hui figure d’exception, grâce à la poursuite de la collaboration plusieurs années après l’installation des équipements. Point d'étape avec l'un des initiateurs du consortium, Jean-Charles Guibert, directeur de Minatec.

Vietnam, Algérie, Tunisie, Pérou, Brésil… Une quinzaine de projets sont en cours à travers le monde grâce au programme du consortium Minatec Nanolab. Après huit années d’existence, le modèle commence à prendre. Sur le papier, l’idée est simple : faire profiter les économies émergentes du savoir-faire français acquis dans le champ de la micro et nanotechnologie.

« La première tâche est de définir le type d’équipement : nanoélectronique, nanopoudres, nanomatériaux, capteurs ou biocapteurs », précise Jean-Charles Guibert, directeur de Minatec et l'un des initiateurs du consortium. « Nous ne développons surtout pas de technologies de pointe, car cela nécessiterait un tissu industriel qui n’est souvent pas existant dans les pays concernés ». La réflexion se mène au cas par cas, souvent en fonction des forces de l’économie nationale.

Capteurs de la qualité de l’eau au Vietnam, nanopoudres en Argentine

Ainsi, au Vietnam, le laboratoire démarré en 2006, le LNT, s’oriente vers la fabrication à bas coût de capteurs chimiques pour analyser la qualité de l’eau, afin de répondre aux problèmes de mortalité dans les élevages de crevettes. Autre exemple, l’Argentine, dont le projet est en cours de montage, a lancé un grand plan national sur les nanotechnologies et les PME. Etant donné les compétences minières du pays, le Nanolab argentin pourrait être dédié à la production de nanopoudres.

La France n’est bien sûr pas le seul pays développé à chercher à exporter ses compétences, y compris en Europe. « Nous croisons souvent à l’étranger des allemands ou des italiens, mais aucun ne propose un service aussi global que celui de Minatec Nanolab », constate le Jean-Charles Guibert. « On voit souvent dans les pays que l’on visite des équipements très performants, mais qui ne fonctionnent pas faute d’experts ou même de problème d’approvisionnement ». L’audit ou le conseil est souvent la carte de visite du consortium Minatec Nanolab hors des frontières françaises.

Coopération dans la durée

Pour Jean-Charles Guibert, le service reste encore à ce jour unique au monde, de par le degré d’accompagnement fourni aux pays clients. Une fois la plate-forme technologique opérationnelle, le pays rejoint en effet un réseau international coordonné par Minatec qui permet d’organiser des programmes d'échanges entre chercheurs ou étudiants, de bénéficier d’un support technique à distance… La société 40-30, partenaire du consortium, s’occupe quant à elle de former le personnel sur place pour la maintenance des équipements.

Comme la démarche est auto-financée, avec une facturation à l’heure de service, Minatec Nanolab ne prévoit pas dans ses plans de retour sur investissement autre que les relations nouées entre la France et le pays d’accueil. « Des start-up peuvent se développer sur la base de nos brevets », souligne néanmoins Jean-Charles Guibert. Minatec peut de cette façon espérer placer quelques billes dans l'émergence des industries étrangères des micro et nanotechnologies.

Ludovic Fery

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