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Microsoft voit le futur du stockage des données… dans notre ADN

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Par publié le à 16h33

Microsoft voit le futur du stockage des données… dans notre ADN

Un gramme d’ADN permettrait théoriquement de stocker mille milliards de gigaoctets de données

Microsoft vient d'acheter 10 millions de brins d'ADN synthétiques à l'entreprise Twist Bioscience pour tester les capacités de stockage de cette macromolécule. A long terme, l'ADN pourrait être un moyen de réduire le côut du stockage des données. Une perspective qui intéresse particulièrement la firme de Redmond qui opère l'une des principales plates-formes de Cloud public.

Et si l’ADN était le disque dur de demain ?  C’est en tout cas une piste qu’étudie sérieusement Microsoft. La firme de Redmond vient de nouer un partenariat avec l’entreprise californienne Twist Bioscience pour qu’elle lui fournisse 10 millions de brins d’ADN synthétiques, afin de tester le potentiel de stockage de cette macromolécule. Le montant du contrat n'a pas été révélé.

« Notre plate-forme de synthèse d'ADN à base de silicium offre le moyen d’accélérer considérablement la capacité d'écrire l'ADN à un niveau de coût permettant de stocker des données. Nous sommes ravis de travailler avec Microsoft, et les chercheurs de l'Université de Washington, pour relever le défi croissant du stockage des données numériques »,  a commenté Emily M. Leproust, la PDG de Twist Bioscience, dans un communiqué de presse.

Des capacités de stockage XXL 

L’ADN intéresse les chercheurs, et les géants de l’informatique donc, car il présente plusieurs avantages par rapport aux supports de stockage actuels qui se heurtent à des limites technologiques aussi bien au niveau de leur capacité qu’au niveau de leur durée de vie. D’après Twist Bioscience, un gramme d’ADN permettrait théoriquement de stocker mille milliards de gigaoctets de données, alors que les disques durs actuels peuvent stocker jusqu’à 5 téraoctets de données. Outre cette capacité de stockage, l’ADN présente des capacités de sauvegarde sur le long terme. En août dernier, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich sont parvenus à démontrer qu’une molécule d’ADN permettait de stocker des données numériques pendant plus de 2 000 ans, sans que ces dernières ne soient altérées.

Acteur majeur du Cloud public, Microsoft pourrait donc trouver dans l’ADN un moyen plus efficace de stocker les données et donc un moyen de réduire drastiquement ses coûts. Cette technologie est toutefois loin d’être mature et il est peu probable que la prochaine génération de disques durs stocke les données des utilisateurs grâce à l’ADN. Le procédé reste extrêmement coûteux et il n’existe pas encore de systèmes permettant de naviguer dans les données et d’effectuer des recherches précises dans cet environnement. 

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