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Maïs OGM : la feuille de route du HCB

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Par publié le à 16h20

Maïs OGM : la feuille de route du HCB

Quel est l'impact des OGM sur la santé ?

Le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a été saisi par le Gouvernement pour examiner les résultats de l’étude du Professeur Gilles-Eric Séralini sur le maïs NK 603. Deux points de travail vont l’occuper durant le mois qui vient.

C’est une lourde responsabilité qui incombe au Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) et à l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), saisies récemment à propos de l’étude publiée par le Professeur Gilles-Eric Séralini sur le maïs NK 603 de Monsanto. Celle de déterminer la validité scientifique des données détenues par le chercheur de l’Université de Caen.

Bien que publiée dans une revue à comité de lecture, qui implique la révision et la validation par des scientifiques du même domaine, l’étude soulève déjà des interrogations sur le plan méthodologique. L’heure est maintenant à une analyse plus poussée des résultats, qui n’apparaissent pas tous dans la publication.

Pour ce faire, le HCB a réuni un groupe de travail composé de membres de son comité scientifique, et de personnalités extérieures. Leur première tâche est de recevoir du Professeur Séralini des données complémentaires, nécessaires à l’évaluation de l’article.

« Nous allons regarder plus particulièrement deux points de méthodologie : d’une part, si le groupe des rats témoins dans l’étude peut être considéré comme représentatif ou non d’une population normale et, d’autre part, si les différences observées entre les témoins et les rats nourris avec le maïs OGM sont significatives statistiquement », précise Jean-Christophe Pagès, président du conseil scientifique au HCB.

Suivant son analyse, le HCB se laisse ensuite le droit de reposer d’autres questions au Professeur Séralini, et éventuellement d’auditionner le scientifique. L’institution fera ensuite connaitre ses conclusions, probablement d’ici la fin octobre. 

C’est en fonction de cet avis, et de celui de l’ANSES, que le Gouvernement français demandera ou non aux autorités européennes de prendre les mesures nécessaires, pouvant aller jusqu’à la demande de suspension de l'importation du maïs NK 603.

Ludovic Fery

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