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Les minidrones à la conquête des ouvrages d'art

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Par publié le à 11h04

Les minidrones à la conquête des ouvrages d'art

La journée de démonstation sur les drones organisée par le CEEMA rassemblait droneurs et industriels

Les minidrones ont beaucoup à apporter aux industriels. Loin de se cantonner aux applications militaires, ils peuvent en effet apporter des solutions concrètes dans de nombreux secteurs. Pour en apporter la preuve, le Centre d'essais et d'études pour modèles autonomes (CEEMA) a récemment organisé avec le pôle Pégase une journée de démonstration à Pourrières, dans le Var. Centrée sur l'utilisation des drones dans le génie civil et l'inspection des ouvrages d’art, cette réunion faisait suite à une première journée de démonstration de l'usage des drones dans les marchés de la sécurité civile quelques mois plus tôt.

Les drones peinent à se faire une place dans l'industrie. Les acteurs ne manquent pourtant pas en France. Bertin Technologies, Aerodroner, ou encore Workfly sont autant de constructeurs Français de drones déjà présents sur le marché pour proposer des solutions pour la surveillance des ouvrages d'art, le diagnostic de barrages ou encore le service aux victimes. Reste à convaincre les industriels. C'est le but que s'est donné le CEEMA, qui gère depuis 2010 à Pourrières la seule zone civile disponible en France pour les essais de drones. Le site, qui dispose déjà de sa piste d'atterrissage, devrait bientôt se tranformer en un véritable complexe comprenant laboratoires, salle d'essais indoor, espaces de séminaire, pépinière d'entreprises et résidences d'innovation. « Grâce à la salle d'essais indoor, les drones pourront voler toute l'année. L'ensemble des infrastructures permet aux passionnés de venir avec toute leur famille. Nous attendons 12 000 visiteurs cette saison », explique Mustapha Kasbari, président du CEEMA. Partenaire du Centre européen de modélisme aérien (CEMA), le centre d'essais articule son action scientifique et technique autour de trois axes : la formation des pilotes de drones, la R&D et la Production, en particulier de systèmes composites, d'uvs et de modèles réduits.

Adapter les innovations au marché civil

« Il faudrait s'attarder sur les innovations qui viennent de l'aéromodélisme et qui pourraient s'adapter au milieu professionnel », estime Joël Fritz, le directeur du pôle Pégase. Les capacités des drones à transporter des charges utiles comme des caméras devraient ainsi pouvoir remplacer les solutions existantes de surveillance des ouvrages d'art. Démonstration faite ce jeudi par Secudrones, une société qui commercialise des drones d'AirRobot et les programme pour l'inspection industrielle.  En dix minutes de vol, le drone de 1,3 kg faisait le tour d'un bâtiment muni de panneaux solaires pour inspecter les défauts éventuels apparus sur la toiture. L'image apparaît en temps réel sur l'ordinateur au sol.  « Nous formons les clients au pilotage du drone, explique Manuel Carballeda. Par ailleurs, de nombreuses fonctionnalités permettent à l'utilisateur de garder le contrôle de l'appareil. Ainsi, s'il est emporté par une rafale de vent et s'approche de la limite géographique fixée au préalable, il s'immobilise et attend. »

Les drones peuvent servir aux observations partout où l’accès est difficile. Une autre démonstration en a été faite par Aérodroneur. Son drone s’élevait à hauteur des poteaux électriques alentours et était capable de rester assez longtemps en mode stationnaire pour zoomer sur le haut du poteau. Une méthode plus rapide et moins dangereuse que de faire grimper un opérateur en haut du poteau. « D’autant que les drones sont maintenant capables de stabiliser l’image sur un endroit précis tout en continuant à tourner autour et de détecter automatiquement des objets ou des personnes en mouvements », explique Damien Diaz, responsable activité renseignement et surveillance à Bertin Technologies. Les plateformes volantes sont également très utiles pour effectuer des relevés de terrain et modéliser en 3D des monuments. « Les drones se montrent plus rapides qu’une personne au sol et plus précis qu’un avion. Un drone peut être capable de réaliser les plans topographiques d’un chantier en une journée », explique Christophe Puerto, l’un des cofondateurs d’Hexacam, une entreprise de prestation de service dans la cartographie de terrain, qui n’a malheureusement pas pu en faire la démonstration à cause du vent.

La journée de démonstration s’est terminée par une table ronde pour discuter des problèmes de sécurité, d’assurance et de législation, estimée très contraignante par les dronistes. 

 

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