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Les industriels ont leur chauffe-eau solaire

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Par publié le à 23h07

Les industriels ont leur chauffe-eau solaire

Un ccocnentrateur solaire pour les process industriels demandant de la chaleur

La société Rackam développe des procédés thermo-solaires calibrés pour alimenter les procédés industriels en vapeur. Grâce à ce positionnement original, la start-up québécoise évite à ses concentrateurs solaires de se frotter au marché ultra-concurrentiel de la production d’électricité.

Rackam va installer cet été 240 m² de concentrateurs solaires sur le toit de l’usine de fabrication de chips de Papes Safor dans la région de Valence, en Espagne. Le procédé permettra, à partir d’une source d’énergie renouvelable, de soulager les chaudières mises à contribution lors du chauffage de l’huile de friture. Elle devrait permettre à l’industriel d’économiser jusqu’à 30 000 euros par an sur sa facture de combustible diesel.

La chaleur industrielle d'abord

Nouvelle venue dans le monde du solaire à concentration, la start up créée en 2009 fabrique le collecteur solaire Icarus Heat, qui concentre les radiations solaires pour chauffer un fluide à des températures atteignant 220°C. L’énergie est récupérée grâce à des miroirs paraboliques qui suivent la course du soleil et focalisent son rayonnement sur le tube dans lequel circule le fluide.

L’originalité de la start up tient à son positionnement : produire de la chaleur industrielle. La technologie est en effet déjà utilisée par des centrales solaires ayant vocation à générer de l’électricité via l’ajout d’une turbine à vapeur. « Il nous semblait plus judicieux de se focaliser dans un premier temps sur les industriels ayant des besoins en chaleur importants et constants, comme les industries papetières ou agroalimentaires, plutôt que de viser directement la production d’électricité », explique Samuel Richard, directeur du développement des affaires chez Rackam.

La production d'électricité à terme

La start-up a déjà signé une installation similaire en 2010 sur la Laiterie de Chagnon, à Waterloo (Quebec). Forte de son deuxième contrat avec Papes Safor, elle peaufine son offre de chaleur industrielle en tablant sur des retours d’investissement de 3 à 7 ans. Au niveau R&D, elle développe sa propre turbine à cycle organique de Rankine, qui lui permettra à plus long terme de viser la production d’électricité pour les sites ensoleillés hors réseau, « là où le coût du solaire est compétitif avec celui du fioul », souligne Samuel Richard.

Hugo Leroux

Pour en savoir plus : http://www.rackam.com/fr/
 

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