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Les futurs satellites militaires français sont des petits bijoux de technologies

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Par publié le à 08h30

Les futurs satellites militaires français sont des petits bijoux de technologies

Le nouveau système de télécommunications militaires par satellite, ComSat-NG, va proposer aux armées des capacités et un débit quatre fois supérieur en bande Ka que les actuels satellites Syracuse 3. Les deux satellites disposeront d’une propulsion électrique de dernière génération et seront opérationnels en 2021.

A l'avant-veille de Noël, les armées se sont offert un beau cadeau. Le contrat pour le développement du programme ComSat-NG, visant  à renouveler les capacités françaises en telecom militaires sécurisées, a été notifié le 23 décembre par la Direction générale de l'Armement (DGA) aux deux principaux maîtres d’œuvre : Thales Alenia Space (TAS - codétenue par Thales et Finmeccanica), qui dispose de 65 % du contrat, et Airbus Defence & Space (ADS - 35 % restants). Le montant du contrat atteindrait 3,8 milliards d’euros sur 17 ans, selon notre confrère La Tribune.

Au cœur du nouveau dispositif, qui remplacera les satellites Syracuse 3A et 3B à partir de 2021, il y aura deux satellites de télécommunications sécurisées. L’une des principales innovations réside dans la capacité d’échanges de données de la plate-forme Spacebus Neo fournit par TAS pour l’un des satellites, et la plate-forme Eurostar E3000 fournie par ADS pour l’autre satellite.

Passer de 1 à 4 Gigabits/s

Selon nos informations, ces capacités devraient passer de 1 Gigabit par seconde en bande Ka sur Syracuse à au moins 4 Gigabits/seconde sur ComSat-NG. Cela donnera aux militaires de quoi faire passer beaucoup plus d’informations, y compris de la vidéo. De plus, les satellites offriront plus de souplesse et d’interopérabilité : les échanges pourront se faire entre la métropole et les théâtres d’opération, mais aussi entre théâtres d’opération. « Les satellites ComSat-NG seront dotés d’une capacité unique de résistance aux brouilleurs les plus agressifs, obtenue par la mise en œuvre d’équipements de haute technologie, dont une antenne active antibrouillée et un processeur numérique de bord », indique-t-on chez TAS.

Propulsion électrique

En bande X, plutôt dédiée à la dissuasion nucléaire, les capacités de communication resteront comparables à celles de Syracuse 3, ce qui est logique puisque dans cette bande passante, on vise avant tout la robustesse et non le haut débit. Naturellement, les plates-formes seront durcies pour être protégées contre le flash nucléaire, selon les spécifications de l’OTAN.

L’autre innovation réside dans la propulsion, qui sera 100 % électrique. L’avantage principal est le gain de masse –environ 40 % par rapport à un satellite à propulsion thermique- puisque la propulsion électrique permet de ne pas emporter d’ergols et leurs réservoirs. Par contre, la mise à poste d’un satellite à poussée électrique est beaucoup plus longue, de l’ordre de trois mois environ. 

 

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