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Les élèves de l’Ecole des Mines d’Alès développent une voiture propre

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Par publié le à 23h29

Les élèves de l’Ecole des Mines d’Alès développent une voiture propre

Récupérer le CO2 émis par l'échappement pour cultiver des algues fournissant le bio-carburant.

Poursuivant le développement de leur voiture propre, les élèves de l’Ecole des Mines d’Alès mettent au point un capteur de CO2 sur l’échappement, afin de le réutiliser dans la culture des algues qui serviront à produire leur bio-carburant.

Les élèves de l’Ecole des Mines d’Alès exposeront, lors des Rencontres Internationales des Véhicules Ecologiques (RIVES) en juillet prochain, la voiture propre de demain, un prototype truffé d’innovations qui participe à un nombre croissant d’événements automobiles de prestige.

Déjà récompensé en 2010, lors du Trophée SIA, leur Lotus Elise prototype, a aussi été présentée au dernier Mondial de l’automobile. Depuis, la voiture a participé au 5e Rallye de Monte Carlo ? Energies Alternatives, et cet automne, elle participera au Critérium des Cévennes.

L’ambition des élèves des Mines Alès est de concevoir et de réaliser une voiture avec 0 émission de CO2. Pour cela, ils ont choisi un moteur diesel Toyota 1,4 l de dernière génération, particulièrement sobre, qui fonctionnera avec un bio-diesel issu de la culture des algues.

Pour produire du bio-pétrole, ils veulent utiliser la propriété oléagineuse des algues, leur rendement énergétique et leur capacité à capter du CO2 pendant leur croissance. Raffiné, ce bio-pétrole donnera du bio-diesel prêt à l’emploi, sous réserve de modifications mineures sur la motorisation.

Capter le CO2 à l’échappement

Mais en avançant sur le projet, l’idée est venue aux élèves de capter le CO2 issu de la combustion et de le stocker provisoirement dans le véhicule. Puis, de l’utiliser en externe et de faire repousser des algues. Inspiré de systèmes existants dans l’industrie, le système de récupération de CO2 a été totalement imaginé à l’école des Mines d’Alès. Il utilise des zéolithes, sorte de tamis moléculaire, qui peuvent emmagasiner les molécules de C02 sur une plage de température allant de 0 à 50°C. On extrait ensuite le CO2 en faisant passer un flux d’air chaud à plus de 70° à travers le même dispositif. Une fois extrait, le CO2 peut être utilisé comme nutriment pour faire pousser des algues dans des photo-bioréacteurs.

La difficulté de transposition, notamment à cause des plages de températures qui sont inadaptées à l’automobile, et à cause des pertes thermodynamiques, explique qu’on en soit encore au stade du prototype, qui continue à évoluer au fur et à mesure de l’avancement des recherches.

Pour le moment, le véhicule fonctionne au bio-diesel végétal en attendant la fourniture de l’or vert en provenance d’entreprises spécialisée. Le récupérateur de CO2 dispose d’une autonomie de moins de 10 km théoriques et il a été équipé d’un système de monitoring qui permet de mesurer en temps réel la teneur en CO2 des gaz d’échappement. La prochaine étape en 2012 sera de faire une démonstration de la boucle pour valider les hypothèses de l’équipe.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.mines-ales.fr

 

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