Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

Les écoles d’ingénieurs s’invitent dans la Présidentielle

| | |

Par publié le à 16h52

Les écoles d’ingénieurs s’invitent dans la Présidentielle

25 propositions pour que l'enseignement supérieur aide la France à être plus compétitive

A moins de 100 jours des élections présidentielles, la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI) adresse une lettre ouverte aux candidats à l’Election Présidentielle et 25 propositions visant à renforcer la position de l’enseignement supérieur et de la Recherche dans la société.
 

Dans sa lettre ouverte aux candidats, Christian Lerminiaux, Président de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI), met en avant l’indispensable capacité d’innovation dont la France doit faire preuve pour faire face à une concurrence galopante. Il insiste sur le choix de projet de société que cela impose et sur l’opportunité que représente l’élection présidentielle pour y arriver.

« Ces changements, nous saurons les opérer si nous encourageons le dynamisme et redonnons une ambition à notre jeunesse. Une Société qui innove est une société qui donne du souffle à ses jeunes, qui les laisse entreprendre, qui les rassure sur leur avenir et qui les prépare au mieux à leur vie professionnelle future. C’est l’une des clés de la croissance durable de notre pays et de son attractivité. C’est l’un des rôles qui incombe à notre Enseignement supérieur public et privé et à notre Recherche ».

La réforme en cours de l’enseignement supérieur et de la recherche, ne doit donc plus être vue comme une fin en soi, mais doit se mettre au service d’une politique publique globale et volontariste axée sur le développement économique et social.

Ce grand défi les écoles françaises d’ingénieurs y sont aujourd’hui prêtes. C’est l’origine de leur mobilisation, c’est le sens des 25 propositions qu’elles adressent aux candidats à trois mois de l’échéance électorale. Dépassant les revendications catégorielles, il s’agit d’une contribution à la préparation d’une économie dynamique et compétitive à l’horizon 2020.

Ces propositions formulées à la lumière de l’expérience nationale et internationale des écoles d’ingénieurs, ont pour fondement la conviction forte que :
 

  • l’enseignement supérieur doit relever le défi de la modernisation de notre société ;
  • la France doit être réindustrialisée et que ce mouvement doit être collectif et impliquer l’ensemble des acteurs privés et public ;
  • les sciences et la technologie, sur lesquelles et pour lesquelles nos écoles d’ingénieurs se sont développées, seront les moteurs de cette réindustrialisation ;
  • l’industrie française a besoin que nous passions de 30 000 à 40 000 ingénieurs diplômés par an ;
  • l’innovation naissant au carrefour des disciplines, nous devons décloisonner nos formations entre elles et notamment travailler sur la complémentarité entre les sciences pures et les sciences humaines ;
  • il faut réconcilier les citoyens avec la Recherche pour leur redonner confiance en l’innovation ;
  • les écoles d'ingénieurs ont vocation à être des passeurs de sciences entre le chercheur et la société.

 
« L’industrie et la technologie ne sont pas la source des problèmes rencontrés par notre pays, mais, bien au contraire, des atouts maîtres pour retrouver croissance, et confiance dans le progrès humain ».

Si l’enseignement scolaire a pour mission l’accession à la connaissance, le rôle de l’enseignement supérieur, est de traduire ces connaissances en compétences parce qu’il est de sa responsabilité d’offrir un avenir professionnel aux jeunes qu’il forme. Ce travail les écoles françaises d’ingénieurs l’ont fait parce qu’elles ont été construites pour cela. Elles ont la prétention de penser que ce modèle ‘‘à la française’’ avec une habilitation par la Commission des Titres d’Ingénieurs (CTI) – malgré toutes les idées reçues dont on l’affuble – est un succès.

D’ailleurs les effectifs – dans un contexte de forte désaffection des jeunes pour les matières scientifiques – ont progressé de 112 % en 20 ans. Et le taux de boursiers est supérieur à celui des masters des universités. Lorsqu’on le compare aux taux d’insertion professionnelle des nouveaux ingénieurs diplômés (près de 80 % ayant trouvé un emploi 6 mois après la délivrance du diplômes), on voit combien les formations françaises d’ingénieurs sont de véritables ascenseurs sociaux.

Dans cette course au développement de la Société et à la réindustrialisation du pays, les écoles d’ingénieurs peuvent donc apporter une partie de la réponse. Encore faudra-t-il leur en donner les moyens.

« La France doit être fière de son Enseignement supérieur – qu’il soit public ou privé – et de sa Recherche, dans toute sa diversité parce que ce modèle est attractif et parce qu’il porte en lui une partie des clefs de nos succès de demain. Nous avons deux missions : former les cadres futurs, et réconcilier la Société avec la Recherche et la Technologie qui sont facteurs de progrès. Pour satisfaire ces missions, nous ne pouvons pas rester en dehors des préoccupations sociales. Les propositions que nous adressons aux candidats ont pour ambition de remettre notre Enseignement supérieur et notre Recherche au cœur de la Société parce que nous avons la responsabilité de redonner de l’espoir et des perspectives aux jeunes de notre pays », conclut Christian Lerminiaux dans sa Lettre Ouverte aux candidats.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.cdefi.fr

Pour accéder aux 25 propositions cliquer ici.
 

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur