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Les bactéries intestinales font du pétrole

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Par publié le à 16h26

Les bactéries intestinales font du pétrole

Escherichia coli, un réacteur à enzymes

La bactérie Escherichia coli, rendue tristement célèbre par la vague d’intoxications alimentaires qu’elle a causée l'été dernier, pourrait se racheter une image en servant à produire des molécules utiles à la santé ou du carburant. Une piste explorée dans le cadre du projet Toulouse White Biotechnology.

Le régime végétarien aidera-t-il un jour à alimenter nos voitures ? Lorsqu’il s’agit de transformer des fibres végétales, les enzymes digestives d'un végétarien s’avèrent beaucoup plus efficaces que celles de leurs homologues omnivores. C'est ce qu'a constaté l’équipe de Gabrielle Véronèse, du Laboratoire d’ingénierie des systèmes biologiques et des procédés (LISBP), à l’INSA de Toulouse.

C’est la famille des Cazymes, qui transforme les carbohydrates, qui est à l'origine de ces performances : elle regroupe des hémicellulases, des amylases, des pectinases… toutes sont actives pour dégrader les sucres végétaux. L'équipe du LISBP a dressé le profil génétique de la flore intestinale d’un individu végétarien. Dans les zones codant pour la synthèse des Cazymes, des centaines de gènes ont été isolés, et ceux associés au meilleur rendement mis en évidence.

Ces informations ont ensuite été implémantées dans une bactérie de l'espèce Escherichia coli. Laquelle a servi de réacteur pour produire les enzymes d’intérêt. L’objectif des chercheurs est maintenant de trouver le cocktail enzymatique idéal pour convertir n’importe quelle type de biomasse en monomères valorisables par l’industrie : détergents, produits cosmétiques, médicaments, additifs alimentaires. Les carburants, produits par fermentation, sont un autre débouché possible.

Ces travaux vont être développés dans le cadre du consortium Toulouse White Biotechnology, qui regroupe 18 partenaires industriels, ainsi que les pôles de compétitivité Industrie agroressources et Agrimip innovation.

Ludovic Fery

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